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Alors que le premier ministre s’apprête à démissionner : Le mouvement de contestation en Irak se poursuit

01 décembre 2019 à 9 h 17 min

Malgré l’intention du Premier ministre, Adel Abdel Mehdi, de démissionner, les Irakiens sont sortis une nouvelle fois dans la rue hier à Baghdad et dans des villes du Sud, selon des médias. Pour les manifestants, sa démission ne suffira pas.

Ils exigent «la chute du régime» basé sur les appartenances confessionnelles et ethniques qui a fait prospérer le clientélisme. Le mouvement de contestation a reçu vendredi le soutien de l’ayatollah Ali Sistani, la plus haute autorité religieuse chiite d’Irak, qui a appelé le Parlement à remplacer le gouvernement de Abdel Mehdi, un indépendant. Le Parlement doit tenir une séance aujourd’hui.

A Baghdad, le Conseil suprême de la magistrature a annoncé que «les peines les plus sévères» seront appliquées contre ceux qui ont tué ou blessé des manifestants, alors que le nom de son patron, Faëq Zeidan, circule dans les cercles politiques comme possible Premier ministre. Depuis le déclenchement des manifestations début octobre, plus de 420 Irakiens ont été tués. Les autorités accusent des «tireurs non identifiés» de la mort de manifestants.
La tornade

Le 20 mars 2003, début de l’intervention américano-britannique lancée après des accusations contre le régime de Saddam Hussein, qui détiendrait des «armes de destruction massive (ADM)». Le 9 avril, les Américains sont à Baghdad, où la statue de Saddam Hussein est mise à terre. Le 1er mai, le président américain George W. Bush déclare que «l’essentiel des opérations militaires est terminé», mais la guerre contre le terrorisme continue. Nommé administrateur civil, l’Américain Paul Bremer interdit à la mi-mai l’accès aux fonctions publiques aux responsables du parti Baas de Saddam Hussein, puis annonce la dissolution des organes de sécurité. Le 2 octobre, un rapport américain du Groupe d’inspection reconnaît qu’aucune ADM n’a été découverte. Le 13 décembre, Saddam Hussein est capturé près de Tikrit, au nord de Baghdad.

En juin 2004, la coalition transfère le pouvoir au gouvernement intérimaire. L’Autorité provisoire de la coalition (CPA) est dissoute. Paul Bremer quitte le pays. Fin janvier 2005, les Irakiens votent pour choisir les membres de l’Assemblée constituante et des conseils provinciaux. Le scrutin est boycotté par les sunnites. Les chiites (deux tiers de la population) obtiennent la majorité absolue au Parlement devant les Kurdes.

En octobre, une nouvelle Constitution institue le fédéralisme et légalise l’autonomie du Kurdistan, effective sur le terrain depuis 1991. En avril, le Kurde Jalal Talabani est élu président par le Parlement, et le chiite Ibrahim Al Jaafari nommé Premier ministre. Une nouvelle Constitution institue en octobre le fédéralisme et légalise l’autonomie du Kurdistan.

En décembre, l’Alliance unifiée irakienne (chiites conservateurs) remporte les législatives, sans majorité absolue. En avril 2006, le chiite Nouri Al Maliki est chargé de former un gouvernement par le président Jalal Talabani, réélu à la présidence.

Le 14 août 2007, plus de 400 personnes meurent dans les attentats les plus meurtriers en quatre ans, contre la minorité yazidie (Nord). En décembre 2011, les derniers soldats américains quittent l’Irak. En janvier 2014, les djihadistes du groupe Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), dont le nom deviendra Etat islamique (EI), prennent le contrôle de Fallouja et de quartiers de Ramadi, dans la province d’Al Anbar.

Début juin, l’EI s’empare de Mossoul avant de contrôler près d’un tiers de l’Irak. Nouri Al Maliki, accusé d’avoir marginalisé les sunnites, est remplacé par Haider Al Abadi. Avec l’aide d’une coalition internationale dirigée par Washington, les forces irakiennes lancent une contre-offensive et chassent l’EI de tous les centres urbains. La victoire contre ce groupe est proclamée en décembre 2017.

Le 25 septembre, le président du Kurdistan Massoud Barzani, organise, contre l’avis de Baghdad et de la communauté internationale, un référendum d’indépendance. Cette consultation se termine en fiasco malgré la victoire massive du oui. Baghdad reprend aux Kurdes l’ensemble des zones disputées où se trouvent d’importants champs de pétrole.

En mai 2018, le leader chiite Moqtada Sadr remporte les législatives avec 54 sièges, mais doit composer avec les autres formations. L’Alliance de la conquête, regroupant d’anciens combattants antidjihadistes proches de l’Iran, remporte 48 sièges. En septembre, après quatre mois de paralysie politique, le Parlement élit à sa présidence le candidat soutenu par la liste pro-Iran, Mohammed Al Halboussi. Lâché par plusieurs alliés, Haider Al Abadi jette l’éponge. En octobre, le Kurde Barham Saleh, élu président par le Parlement, charge Adel Abdel Mehdi de former un gouvernement. Le 1er octobre dernier, un mouvement de contestation débute contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics. L’Irak est depuis le théâtre de manifestations contre le pouvoir.


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