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15e congrès du Front Polisario : Les Sahraouis interpellent la communauté internationale

26 décembre 2019 à 9 h 38 min

Le Front Polisario a réaffirmé hier, à l’issue des travaux de son 15e congrès à Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés, qu’il «ne sera jamais acteur» dans une opération ne respectant pas le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, appelant, une nouvelle fois, la communauté internationale à assumer ses responsabilités en exigeant l’application de la Charte et des résolutions de l’Onu, relatives au règlement du conflit du Sahara occidental.

Dans une allocution au terme des travaux du 15e congrès du Polisario, tenu du 19 au 25 décembre, le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali, a appelé la communauté internationale à «assumer ses responsabilités en exigeant l’application de la Charte et des résolutions de l’ONU, en tête desquelles l’indépendance des pays colonisés, et à parachever le processus de décolonisation dans la dernière colonie d’Afrique». Rappelant le rôle de l’Union africaine (UA) en tant que partenaire principal dans le plan de résolution onusien, le président Ghali a, selon l’APS, exhorté également l’organisation panafricaine à veiller à l’application de ses statuts, notamment les clauses relatives aux frontières héritées au lendemain de l’indépendance, en recommandant au royaume du Maroc de se retirer immédiatement des territoires sahraouis occupés depuis 1975.

Ligne rouge

Les participants au 15e congrès du Front Polisario ont réaffirmé, pour leur part, l’attachement du peuple sahraoui à l’exercice de son droit à l’autodétermination et à l’indépendance, qui constitue «une ligne rouge à ne pas dépasser». «Les congressistes ont été clairs et catégoriques, rejetant à l’unanimité toute atteinte aux droits du peuple sahraoui légitimes, notamment ses droits à l’autodétermination et l’indépendance, qui constituent ‘‘une ligne rouge à ne pas dépasser’’», a-t-on indiqué dans la déclaration finale adoptée au terme des travaux.

Comme il fallait s’y attendre, le congrès a exprimé son plein soutien à la décision du Front Polisario du 30 octobre dernier, liée à la révision de sa participation dans l’opération de paix sous l’égide des Nations unies. «Le peuple sahraoui ne tolérera plus la situation actuelle du blocage, ni encore la transformation de la Minurso (Mission de l’Onu pour l’organisation du référendum au Sahara occidental) en protectrice et (en outil) pour la légalisation de la colonisation», ont alerté les congressistes, insistant sur la pleine souveraineté du peuple sahraoui sur tout le territoire de la RASD, conformément aux décisions internationales, dont celles de La Haye et des Cours européennes, en plus des résolutions des Nations unies et de l’UA ainsi que la légalité internationale.

La Minurso otage

Dans ce contexte, la nouvelle direction du Front Polisario a été appelée à entreprendre des actions décisives et des procédures urgentes, capables de relancer et booster la mission pour laquelle a été créée la Minurso, soutenant qu’elle doit jouir de toutes les prérogatives des missions de paix internationales onusiennes. La Minurso doit de ce fait, a-t-on insisté, s’engager dans la protection des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés et œuvrer à faire cesser le pillage des ressources naturelles du peuple sahraoui.

Saluant en outre les trois décisions de la Cour de justice européenne (CJUE) – décembre 2016, février et juillet 2018 – en ce qui concerne l’obligation de prendre l’avis du Front Polisario dans tout accord commercial et de pêche entre l’UE et le Maroc, le congrès a exigé des nouveaux membres élus du secrétariat national du Front Polisario de poursuivre le plaidoyer au sein de la CJUE pour la défense de la souveraineté du peuple sahraoui sur ses ressources naturelles. Dans sa déclaration finale, le congrès a rappelé la responsabilité historique du gouvernement espagnol envers le peuple sahraoui et déploré le soutien à l’occupant marocain de certaines parties au sein du Conseil de sécurité, dont notamment la France, retardant ainsi le processus vers un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. A. Z.


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