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En desaccord avec leur chef Rached Ghannouchi

113 membres du parti islamiste tunisien Ennahdha présentent leur démission

26 septembre 2021 à 10 h 00 min

Les membres démissionnaires accusent «la direction actuelle» d’être «responsable de l’isolement» du mouvement «et en grande partie de la dégradation de la situation générale dans le pays». Aussi, ils ont fustigé des accords de coalition noués ces dernières années avec d’autres partis au Parlement, pour avoir la majorité des sièges.

Fêlure au sein du mouvement Ennahdha : 113 membres du parti ont annoncé hier leur démission du parti d’obédience islamiste, rapporte l’AFP citant un communiqué de ces membres. Ils ont dénoncé «les mauvais choix» du président du parti, Rached Ghannouchi, qui ont alimenté, selon eux, la crise politique secouant la Tunisie depuis des mois.

Les membres démissionnaires ont évoqué, dans un communiqué, «l’échec du président (Ghannouchi, ndlr) qui a refusé tous les conseils». «La direction actuelle est responsable de l’isolement (du mouvement) et en grande partie de la dégradation de la situation générale dans le pays», ont-ils estimé. Aussi, ils ont fustigé «les mauvais choix politiques de la direction du mouvement», notamment des accords de coalition noués ces dernières années avec d’autres partis au Parlement, pour avoir la majorité des sièges.

Selon eux, à cause de ces «alliances politiques inappropriées», des lois ont été adoptées qui «ont nui à la crédibilité d’Ennahdha». Figurent parmi les démissionnaires, des députés, des cadres du parti, des anciens ministres, des membres du conseil de la choura (bureau politique d’Ennahdha) et des élus locaux.

La démission des 113 membres intervient alors que la Tunisie a connu, mercredi, une nouvelle convulsion : le président Kaïs Saïed a promulgué des dispositions exceptionnelles qui formalisent sa décision du 25 juillet de s’octroyer les pleins pouvoirs.

Les mesures publiées au Journal officiel renforcent son rôle au détriment du gouvernement et du Parlement, auquel il va se substituer en légiférant à travers des décrets-lois.

«Les textes législatifs sont pris sous forme de décrets-lois et promulgués par le président de la République», stipule un des articles du texte. Il sera en outre le président du Conseil des ministres, reléguant le chef du gouvernement à un rôle subalterne.

Lire la suite de l’article dans l’édition papier


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