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1000 morts du coronavirus à la une du journal américain : Le mémorial du New York Times en hommage aux victimes de la Covid-19

28 mai 2020 à 9 h 10 min

U.S. deaths near 100 000, an incalculable loss» («Près de 100 000 morts aux Etats-Unis, une perte incommensurable») titrait en “Une” le New York Times ce dimanche 24 mai en accompagnant cette manchette des noms de 1000 personnes emportées par le coronavirus.

D’emblée, cette Une choc donne des frissons. Imprimés en petits caractères, les noms serrés saturaient la première page, et l’impression visuelle qui s’en dégage est celle d’un mémorial de papier. Par ce geste fort, le prestigieux quotidien new-yorkais a tenu à rendre hommage à sa manière aux victimes de la pandémie qui fait des ravages aux USA.

A noter que les Etats-Unis sont le pays le plus touché par l’épidémie de Covid-19 dans le monde avec près de 100 000 morts alors que l’ensemble de la planète a enregistré jusqu’à présent plus de 346 000 morts selon les dernières estimations.

Sur le site Web du journal, un mémorial virtuel a été créé en écho à cette Une. Les victimes y sont représentées par des silhouettes assorties du nom de la personne, son âge, la ville dans laquelle elle est décédée et quelques mots en rapport avec sa personnalité. «James Quigley, 77 ans, Chicago, rebelle de la famille» ; «Lyne Sierra, 68 ans, Rosalie, une grand-mère qui était toujours pleine d’idées» ; «Jean-Claude Henrion, 72 ans, Atlantis, Floride, a toujours chevauché des Harley-Davidson», «Wallace Roney, 59 ans, New Jersey, un virtuose trompettiste de jazz», peut-on lire sur le site du média US. (Voir : https://www.nytimes.com/interactive/2020/05/24/us/us-coronavirus-deaths-100000.html)

Parmi les autres victimes figurant dans ce même «mémorial», rapporte une dépêche de l’AFP : «Joe Diffie, 62 ans, Nashville, star de la country music distingué par un Grammy» ; « Lila A. Fenwick, 87 ans, New York City, première femme noire diplômée de la Harvard Law School ; «Myles Coker, 69 ans, New York City, remis en liberté après avoir été condamné à la prison à vie» ; «Ruth Skapinok, 85 ans, Roseville, Californie, les oiseaux du jardin venaient manger dans sa main» ou encore «Jordan Driver Haynes, 27 ans, Cedar Rapids, Iowa, jeune homme généreux»…

Par ce choix éditorial, le New York Times a voulu signifier que «les victimes n’étaient pas que des chiffres», et que derrière les statistiques et les courbes de progression de la pandémie, il y avait des vies humaines avant tout, des êtres en chair et en os. «Ces 1000 personnes ici ne représentent qu’à peine un pour cent du total.

Aucune d’elles n’était un simple numéro», plaide le journal. «Je voulais quelque chose que les gens puissent relire dans 100 ans ans pour comprendre le poids de ce que nous traversons», a indiqué de son côté Marc Lacey, le rédacteur en chef national du journal, cité par l’AFP. «L’Amérique approche à grands pas d’une sombre étape dans l’épidémie de coronavirus.

Chaque chiffre représente ici l’une des quelque 100 000 vies perdues à ce jour. (…) Les souvenirs, recueillis dans les nécrologies à travers le pays, nous aident à prendre en compte ce qui a été perdu», lit-on en exergue de ce mémorial sur le site du quotidien américain. Et de préciser que les victimes sont «presque toutes décédées dans un délai de trois mois. Une moyenne de plus de 1100 décès par jour».

Il convient de souligner qu’avant le New York Times, un autre média de renom, en l’occurrence le grand journal brésilien O Globo, avait initié le même geste.

Dans son édition du 10 mai 2020, alors que le pays franchissait la barre des 10 000 morts de la Covid-19, le quotidien brésilien consacrait sa Une aux victimes avec ce titre : «10 Mil Historias» (10 mille histoires). Le journal a imprimé en première page les noms des victimes en expliquant : «(C’est) l’événement le plus meurtrier au Brésil en 102 ans. La pandémie de Covid-19 a officiellement atteint 10 627 décès.

Pour que la dimension humaine de la tragédie ne soit pas perdue dans la froideur des statistiques, O’Globo rend hommage aux vies rassemblées dans un monument virtuel».

Depuis, le nombre des personnes ayant succombé au virus a doublé dans le pays, faisant du Brésil le pays le plus touché par la pandémie en Amérique latine. Un bilan daté du 25 mai fait état de 350 000 cas dont 22 600 morts, selon l’AFP. Des proportions effarantes qui placent le géant sud-américain juste derrière les Etats-Unis en nombre de contaminations.



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