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Youcef Benabdellah, économiste : «Une phase d’austérité sévère dans le très moyen terme»

13 novembre 2019 à 10 h 03 min

Nous nous dirigeons vers une «phase d’austérité sévère dans le très moyen terme, c’est-à-dire dans une année et demie ou deux ans», avertit l’économiste Youcef Benabdellah en plaidant pour l’urgence d’aller vers des réformes sérieuses.

Intervenant hier dans une émission de radio, l’économiste regrette que l’Algérie ait raté cinq années depuis 2014 pour lancer de véritables chantiers de réformes.

«Aucune mesure n’a été prise dans le sens de réformes structurelles, on se retrouve toujours dans l’attente, tétanisés par ce proche avenir qui approche à grands pas, et on attend que le pétrole nous sauve», regrette l’invité de la radio en notant que le bilan économique est alarmant.

Réduit à l’état de «pays qui a complètement raté son industrialisation, qui a épuisé la majorité de ses réserves en hydrocarbures, et si on continue comme ça, on sera un pays à genoux», déplore l’économiste qui reproche aux dirigeants du pays de ne pas suivre les conseils des spécialistes.

Youcef Benadellah estime que pour réformer il faut aller d’abord vers «un consensus avec l’ensemble des acteurs de la société». «Jusqu’à présent, on s’est contenté d’un consensus rentier avec comme seul acteur l’Etat, ce n’est plus possible», souligne l’économiste.

Benabdellah considère que le débat sur le pétrole et les réserves de changes comme seuls garants de la stabilité économique est un faut débat.

«Il est plus que temps de penser à créer de la richesse. Il faut commencer par dire la vérité aux Algériens et rétablir les équilibres financiers à partir de cette vérité, je parle du budget de l’Etat qui peut être équilibré en revenant sur les transferts sociaux, un réservoir qui est là, mais pour cela, il faut une capacité régalienne pour puiser dans ce fonds», dit-il.

Ceci et de noter que «si on peut équilibrer le budget de l’Etat en puisant des financements par-ci, par-là, on ne peut pas, dans l’état actuel des choses, équilibrer la balance des paiements, car pour cela il faudra exporter et donc produire et ça ne se décrète pas, c’est là où réside le vrai chantier de la réforme, comment diversifier l’économie», affirme l’économiste.

L’Algérie doit œuvrer à générer des flux financiers correspondant à la productivité réelle de son économie… et d’orienter les IDE vers les investissements des secteurs à forte valeur ajoutée permettant une transformation structurelle de l’économie.


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