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Réunion du Comité ministériel mixte Opep+ : Vers la réduction de 7,7 millions de barils par jour en août

18 juillet 2020 à 9 h 31 min

Tout en recommandant une vigilance accrue face à d’éventuels retournements de la situation du marché pétrolier, l’alliance Opep+ recommande d’entamer comme prévu l’allégement de la réduction de sa production autour de 7,7 millions de barils par jour en août, contre 9,6 millions actuellement.

La réduction a été discutée mercredi dernier, lors de la réunion par visioconférence du Comité ministériel mixte de suivi OPEP et non-OPEP (JMMC), co-présidé par les ministres saoudien et russe de l’Energie, en présence notamment du secrétaire général de l’Opep, Mohammed Barkindo, et du président actuel de l’Organisation, Abdelmadjid Attar, ministre algérien de l’Energie.

A l’ouverture de la réunion – qui devait évaluer l’application des décisions de la 10e réunion ministérielle OPEP et non-OPEP tenue le 12 avril 2020 – le ministre saoudien de l’Energie, le prince Abdelaziz Ben Salman, a déclaré que «les réductions seraient en fait supérieures à 7,7 millions de barils/jour, car les pays qui ont dépassé leurs quotas en mai et juin ont accepté de procéder à des réductions de compensation supplémentaires en juillet, août et septembre.»

Les membres de la coalition qui n’ont pas respecté leurs engagements de réduire la production en mai et juin – comme l’Irak et le Nigeria – compenseront avec des réductions supplémentaires en août et septembre, a précisé le ministre saoudien.

Pour ce dernier, les signes de reprise de la demande «sont tangibles». Lors de dans son discours d’ouverture de la réunion du comité, le prince Abdelaziz a cependant souligné : «Nous avons un élan en notre faveur, mais nous devons rester vigilants.»

Il a en outre déclaré que la demande mondiale de pétrole s’accélérait et que la consommation saisonnière de nombreux pays de l’OPEP au Moyen-Orient – où la production d’électricité de pointe pour la climatisation est largement alimentée par le pétrole – resserrerait davantage le marché.

L’Arabie Saoudite s’attend ainsi à ce que sa demande saisonnière supplémentaire atteigne 500 000 b/j, a-t-il déclaré. «Alors que nous passons à la prochaine phase de l’accord, l’offre supplémentaire résultant de l’assouplissement prévu des réductions de production sera consommée à mesure que la demande se poursuivra», a t-il ajouté.

Pour sa part, le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak, qui co-préside le comité avec le ministre saoudien de l’Energie, a déclaré que le pire de la crise Covid-19 semble avoir atteint son sommet en avril.

Mais le risque d’une deuxième vague d’infections est encore imminent, a-t-il dit, soulignant que le comité de suivi devrait continuer à se réunir mensuellement pour se tenir au courant de l’évolution du marché. Le comité peut recommander à la coalition élargie tout changement à l’accord, au besoin, a-t-il indiqué.

«Actuellement, nous constatons clairement des signes de reprise précoce et nous voyons une augmentation modérée du nombre de vols, des ventes d’essence et de carburant diesel», a déclaré M. Novak. «En même temps, il y a toujours un risque de deuxième vague de pandémie qui peut affecter la demande.

Dans ce contexte, il est extrêmement important que nous continuions à surveiller la situation tous les mois», a-t-il ajouté.

Ainsi, après près de trois mois de baisse historique de la production pour compenser les effets de la pandémie mondiale, la coalition de 23 pays composant l’Opep+ poursuivra son plan visant à réduire progressivement les réductions.

La décision était largement attendue par le marché qui continue cependant à réagir favorablement depuis quelques semaines.

Le risque d’un revirement de la situation est cependant toujours présent, ce qui devrait pousser la coalition à réajuster sa stratégie à tout moment afin de sauvegarder son rôle de régulateur. Un statut encore très fragile.

En milieu de semaine, les prix du pétrole étaient en progression. Le Brent ou brut de la mer du Nord, coté sur l’InterContinentalExchange (ICE), se maintenait au dessus de 43 dollars à Londres, alors qu’à New York le baril américain, le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, s’échangeait largement au-dessus de 40 dollars. 


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