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Une bouffée d’oxygène pour l’économie algérienne !

17 juin 2021 à 10 h 35 min

Avec la courbe ascendante des prix du pétrole, l’économie algérienne n’en attendait pas mieux, elle qui subit de plein fouet les effets de sa crise structurelle accentués par la crise sanitaire. L’économie algérienne, en pleine crise, scrute attentivement les marchés internationaux où les prix du pétrole continuent leur ascension.

Une tendance haussière favorisée par la baisse des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis, rendue publique mardi dernier par l’API, et bien évidemment la reprise de l’économie mondiale qui sort peu à peu de la léthargie imposée par la pandémie du nouveau coronavirus. Le Brent de mer du nord et le West Texas Intermediate (WTI) ont touché, hier en cours de séance asiatique, de nouveaux records en plusieurs années, à 74,73 et 72,83 dollars, une première depuis respectivement mai 2019 et octobre 2018.

Les prévisions sont encore plus optimistes pour la banque suisse UBS, qui a relevé, le jour même, son estimation de prix pour les deux principaux contrats en septembre, à 78 et 75 dollars.

Ces nouveaux sommets s’expliquent par «une croissance de la demande supérieure à celle de l’offre, ce qui continuera au cours des prochains mois», affirme Stephen Brennock, analyste de PVM, cité par le site spécialisé, Prix du baril. «La récente poussée est soutenue par les données de l’API», complète Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank, «et les données plus officielles de l’EIA, qui devaient être publiées hier (mercredi), pourraient révéler une tendance similaire».

Avant-hier, la fédération qui regroupe les professionnels du secteur pétrolier aux Etats-Unis, l’American Petroleum Institute (API), a en effet indiqué que les stocks de brut aux Etats-Unis avaient baissé de 8,5 millions de barils la semaine passée, un bon signal pour la demande. Les investisseurs en attendent confirmation avec les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), jugées plus fiables, attendues plus tard dans la journée.

Selon la médiane d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg, ces stocks sont aussi attendus en baisse par l’EIA, de 2,5 millions de barils. Avec la courbe ascendante des prix du pétrole, l’économie algérienne n’en attendait pas mieux, elle qui subit de plein fouet les effets de sa crise structurelle accentués par la crise sanitaire due à la pandémie de la Covid-19.

De quoi nourrir un brin d’espoir de reprise face à des indicateurs alarmants qui présagent de mauvais jours pour les Algériens. La croissance du PIB réel «s’est contractée de 5,5% en raison de mesures de confinement prises pour contenir la pandémie de Covid-19, et le déficit budgétaire qui n’arrêtait pas de se creuser pour atteindre un plus de 3311 milliards de dinars».

Même une contraction importante des importations n’a pas pu réduire l’effet des écarts entre les recettes et les dépenses. Toutes proportions gardées, si les prix du baril se maintiennent aux niveaux actuels, cela ne pourrait que générer plus de ressources pour une économie en mal de financements. Avec un prix référentiel du baril de pétrole fixé à 40 dollars par la loi de finances 2021, l’Algérie gagnerait presque le double si les pronostics des prévisionnistes ne sont pas mis à mal par une éventuelle révision à la hausse par l’Opep+ de ses quotas de production.

Cela aurait été également plus rentable, si la production pétrolière algérienne maintenait ses niveaux d’il y a quelques années. Selon les données du dernier rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole (OPEP), elle avait atteint en mars 2021 870 000 Mbj, soit une baisse de 8000 barils par rapport la production moyenne de février (878 000 Mbj). 


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