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L’année économique 2021

Une année difficile pour les ménages : Le pouvoir d’achat en berne

29 décembre 2021 à 11 h 00 min

Le pouvoir d’achat des ménages algériens a brutalement chuté en 2021. Ni l’augmentation du salaire national minimum garantir de 18 000 à 20 000 DA et ni l’exonération des salaires inférieurs à 30 000 de DA de l’Impôt sur le revenu global (IRG) qui bénéficie à quelque 6,5 millions de citoyens n’ont atténué le choc des hausses vertigineuses des prix de large consommation.

L’année qui s’achève aura en effet été des plus dures pour les bourses moyennes et pour les familles à bas revenus. Lait, légumes, fruits, viandes blanches, viandes rouges, pâtes alimentaires et bien d’autres produits en dehors du chapitre alimentation ont vu leurs prix s’envoler en 2021. Dans de nombreux cas, les révisions à la hausse ne sont pas justifiées mettant les citoyens face à une spirale inflationniste qui n’en finit pas. Le tauxde l’inflation rendu public ce 21 décembre par le gouverneur de la Banque d’Algérie le montre clairement. L’inflation a atteint à fin octobre dernier 9,2%. C’est le taux le plus élevé après celui de 2012 qui était de 8,9% (pour toute l’année) alors que la loi de finances pour 2021 tablait sur 4,5% pour en finir avec le double de ce chiffre. Lequel risque largement d’être dépassé pour toute l’année 2021. Les spécialistes n’écartent d’ailleurs pas une inflation à deux chiffres.

Cette évolution reflète la forte hausse des prix des biens alimentaires, lesquels sont passés de 1,8% en octobre 2020 à 14,4% en octobre 2021. Rien que les prix des produits agricoles frais se sont accrus de 16,5% en octobre 2021 contre 1,9% le même mois de l’année écoulée. Parallèlement, les prix des biens manufacturés et des produits importés ont continué de grimper, atteignant des pics. Pour les biens manufacturés, le taux de l’inflation a dépassé les 6% (6,2%) à fin octobre, les prix des services ont de leur côté évolué de 2,3% en octobre 2021 contre 0,7%. La dépréciation soutenue du taux de change n’a fait qu’accélérer le rythme des augmentations des prix.

C’est dire que la cherté entamée au début du deuxième trimestre 2021 a fini par s’installer alors que les salaires ont stagné, mettant à rude épreuve le pouvoir d’achat des Algériens. En plus de cette hausse, l’année aura été marquée par des perturbations dans la distribution de certains produits. Il y a en effet de fortes ten-sions sur l’huile de table, le lait et la pomme de terre. Ce sont autant d’exemples qui illustrent les limites du système de régulation des produits de large consommation (Syrpalac) et la mainmise des spéculateurs.

Il reste à savoir maintenant si la baisse de l’IRG, la révision du barème de cet im-pôt en fonction des catégories de salaires et l’augmentation du point indiciaire auront un impact sur les revenus des ménages et sur leurs budgets.

Les experts sont sceptiques à ce sujet prévoyant des hausses signifiantes oscillant entre 600 et 800 DA. Ce qui ne pourrait donc pas combler la baisse vertigineuse du pouvoir d’achat.

La situation s’annonce des plus difficiles à gérer au moment où le processus de révision du système des subventions est lancé tel que décidé dans la loi de finances pour 2022.


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