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vendredi, 03 décembre, 2021
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Sonatrach : Les perspectives s’éclaircissent

30 juin 2021 à 10 h 35 min

Selon les données compilées en 2020 et celles enregistrées jusqu’à fin mai, la société nationale a pu exporter pour 12,6 milliards de dollars à fin mai 2021, contre 8,7 milliards de dollars à fin mai 2020. Le PDG de Sonatrach déplore les pertes enregistrées par la raffinerie d’Augusta, rachetée en 2018 par la société pétrolière nationale en Italie.

La hausse des prix des hydrocarbures sur le marché mondial a permis à Sonatrach d’améliorer nettement ses indicateurs durant les cinq premiers mois de 2021. Selon les données compilées en 2020 et celles enregistrées jusqu’à fin mai, la société a pu réaliser un montant d’exportations de 12,6 milliards dollars, à fin mai 2021, contre 8,7 milliards de dollars à fin mai 2020.

Une progression qui laisse espérer, selon PDG de Sonatrach, qui s’exprimait hier, en marge de la présentation officielle du bilan, «un chiffres d’affaires global d’environ 28 à 30 milliards de dollars en 2021, contre 20 milliards de dollars réalisés en 2020, à condition que les prix du pétrole se maintiennent dans les prochains mois, dans une fourchette oscillant entre 65 dollars et 75 dollars», précise Toufik Hekkar.

Ce dernier souligne en outre, pour ce qui est du marché gazier, que son groupe «a pu profiter de la conjoncture favorable» sur le front des prix, «en plaçant des cargaisons sur le marché spot» et en dépassant les objectifs pour le GNL «avec une progression de 119%»

Il soulignera cependant que «la maximisation des exportations ne se fera pas au détriment de la préservation des gisements». Toufik Hakkar indiquera, par ailleurs, que «les investissements de Sonatrach à l’international se sont élevés, malgré la conjoncture, à 2 millions de dollars en 2020, notamment dans les projets en Libye, mais aussi en Tunisie et au Niger».

Sonatrach est en mesure de fournir le gaz nécessaire à l’Espagne

A propos de l’approvisionnement de l’Espagne en gaz naturel, le PDG de Sonatrach a assuré que sa compagnie a les capacités et les moyens de «fournir le gaz nécessaire à son partenaire, selon les contrats déjà signés, mais aussi en cas de demande supplémentaire» Répondant à une question sur l’expiration prochaine – octobre 2021 – du contrat d’acheminement de gaz via le gazoduc Maghreb-Europe reliant l’Algérie à l’Espagne via le Maroc, le ministre a rappelé que l’Algérie avait la possibilité d’acheminer les quantités contractuelles et additionnelles en cas de besoin, via le gazoduc Medgaz «Nous avons pris les dispositions nécessaires en cas de non-renouvellement du contrat d’excellence du gazoduc concerné», a affirmé M. Hakkar.

A propos de la loi sur les hydrocarbures, le PDG de Sonatrach a souligné que les textes d’applications devraient être publiés d’ici fin juillet, ce qui ouvrira la voie à l’application du texte qu’il qualifie d’«attractif» pour les investisseurs étrangers et de «flexible».

Deux partenariats devraient être conclus avant la fin de l’année

S’agissant justement des nombreux mémorandums d’entente signés ces derniers mois, avec les partenaires étrangers, Toufik Hakkar estime qu’ils sont prometteurs affirmant que d’«ici la fin de l’année ils pourraient déboucher sur la conclusion d’au moins deux contrats d’exploration-production».

Le PDG de Sonatrach confirmera en outre le départ programmé de la compagnie British Petrolium (BP) qui a décidé de céder ses parts en Algérie à l’italien ENI. Pour M. Hakkar, «le retrait est dû, comme l’explique la Compagnie BP, à un redéploiement au niveau international, notamment en matière d’ENR». Il précisera que «la compagnie allait graduellement quitter le secteur des hydrocarbures» et que dans le cas de l’Algérie, «le partenaire choisi achètera les parts – gisements d’In Salah et In Amenas – et reprendra les projets en question dont les contrats arriveront à expiration en 2027».

Au sujet des projets de dessalement d’eau de mer, M. Hakkar a souligné que Sonatrach a été chargé de quatre projets à «caractère urgent», tout en rappelant que son groupe est en charge de onze stations de dessalement.

Concernant la gestion de la raffinerie d’Augusta rachetée en 2018 par Sonatrach en Italie, Toufik Hakkar a déploré les pertes enregistrées par cet outil, au vu «des conditions de son acquisition». Il soulignera que «lors de la première année de son acquisition, la raffinerie a enregistré des pertes, mais que les choses s’améliorent» progressivement, malgré la conjoncture Covid.

«Cette société a commencé à payer ses dettes», souligne le PDG de Sonatrach qui explique que dans ce dossier, la marge de manœuvre de son groupe «est limitée». Il affirmera cependant que Sonatrach est en train «de faire le nécessaire, et les résultats sont encourageants».

Hausse des exportations

Selon le bilan présenté hier lors d’une conférence de presse par le Directeur Gestion de la Performance à Sonatrach, M. Boutaleb Mohamed Rachedi, société a commercialisé 67 Millions de tonnes équivalents pétrole (TEP) d’hydrocarbures depuis le début de l’année, contre 58 Millions de tonnes équivalents pétrole (TEP) à fin mai 2020, soit une progression de 17 %.

Il est indiqué aussi une hausse de 9% des quantités commercialisées sur le marché local qui a absorbé un volume de 27 Millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) contre 25 Millions de TEP en 2020.

Par ailleurs, le bilan fait état d’une hausse de 4% de la production primaire d’hydrocarbures durant les cinq premiers mois de l’année passant de 75 MTEP à la même période en 2020 à 78 MTEP en 2021. Dans le détail M. Boutaleb Mohamed Rachedi, indique 22% de pétrole brut, 68% de gaz naturel, 5% de GPL et 5% de condensat.

Net recul des importations de produits raffinés

Les dernières données inscrites au bilan de Sonatrach en matière de raffinage révèlent une nette amélioration avec 12,2 MTEP en 2021 contre 11,8 MTEP au cours de la même période en 2020.

Le bilan de Sonatrach fait ressortir en outre le recul conséquent des importations des produits raffinés, passés de 668 MTEP à 112 MTEP au cours de la même période de référence, au vu notamment de la nouvelle configuration décidée par les pouvoirs publics en matière de consommation d’essence et de gasoil et de l’amélioration des capacités de raffinage à travers notamment la réhabilitation de la Raffinerie d’Alger.

Les importations de carburants ont baissé selon le bilan de Sonatrach de 83% en volume et de 79% en valeur. Les perspectives devraient encore s’améliorer au vu des projets de raffinage inscrits au programme de Sonatrach, dont la réception de la raffinerie de Hassi Messaoud à l’horizon 2024, selon les déclarations du PDG de Sonatrach qui annonce des négociations en cours avec un partenaire étranger dans le secteur de la pétrochimie, sans donner plus de détails.

Zhor Hadjam


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