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Enregistrant un recul de 19% en 2020 : Plusieurs contraintes bloquent la reprise des IDE en Algérie

26 juin 2021 à 10 h 35 min

L’attraction de l’Algérie pour les Investissements directs étrangers (IDE) ne reprend toujours pas et poursuit sa baisse encore durant l’année 2020. Les IDE en Algérie ont reculé à 1,1 milliard de dollars contre 1,382 milliard de dollars durant l’année 2019.

Selon un rapport publié par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) portant sur les investissements dans le monde en 2021, les IDE vers l’Algérie ont chuté de 19% en 2020.

Les quelques investissements qu’a pu attirer le pays ont été dirigés vers le secteur des ressources naturelles, principalement les hydrocarbures, précise encore la même source.

Le rapport a noté qu’en 2020, «l’Algérie a levé les restrictions qui plafonnaient la propriété étrangère à 49%, sauf dans le commerce de détail et dans les secteurs stratégiques, dont les infrastructures et la transformation des ressources naturelles».

Toutefois, le document considère que «bien que cela puisse encourager la diversification des IDE, l’impact peut n’apparaître qu’après une reprise plus large des investissements étrangers». C’est dans ce sillage que le Conseil économique, social et environnemental (Cnese) a organisé, jeudi, une conférence à Alger sous le thème de la «Création de joint-ventures à la lumière de la suppression de la règle 51/49» pour mettre en exergue le potentiel qu’a l’Algérie en termes d’attraction des IDE.

Le président du Cnese, Rédha Tir, a considéré que le rapport de la Cnuced sur le recul sans précédent des IDE en constitue une opportunité pour l’Algérie. Il a expliqué que l’Algérie a «toutes les chances» de rivaliser avec les autres pays qui ambitionnent d’attirer les grandes puissances économiques mondiales qui envisagent la délocalisation de leurs industries à la suite des problèmes qu’elles ont connus en raison de la pandémie de Covid-19. 

Avançant les arguments de la position stratégique, la richesse de ses ressources humaines et naturelles et aussi le climat favorable de l’Algérie, M. Tir a estimé que des joint-ventures peuvent être réalisées après l’abrogation de la règle 51/49 régissant les investissements étrangers en Algérie. «Ces joint-ventures insufflent une énergie nouvelle à l’économie nationale, dans divers secteurs : financier, industriel, agricole, touristique ou autres» a-t-il souligné lors de son intervention à cette rencontre, en assurant un transfert de technologie ainsi que des financements directs.

Plusieurs réformes en vue

Cependant, plusieurs réformes devraient être lancées et effectuées sur plusieurs plans, économiques, financiers,  juridiques et fiscaux, si l’Algérie veut devenir un acteur qui intéresse les investisseurs étrangers.

A ce titre,  M. Tir a évoqué les actions menées actuellement par les autorités dans l’objectif de réformer les textes réglementaires contraignants pour l’investissement, citant une nouvelle mouture de la loi de commerce qui sera présentée, le code civil en ce qui concerne les contrats et les garanties sur lesquelles le gouvernement a planché, le code de l’investissement qui connaîtra une   refonte profonde ou encore le code de la monnaie qui sera, pour sa part, révisé. 

Selon Andreas Fiedler, ministre conseiller à l’ambassade d’Allemagne, la suppression de la règle 51/49 est un «signal» que les entrepreneurs allemands et étrangers attendaient depuis longtemps.

M. Fiedler a indiqué que son pays prévoit plusieurs investissements en Algérie dans le domaine de l’industrie pharmaceutique et mécanique, en plus du développement, durant les trois à cinq prochaines années, d’un grand projet dans l’hydrogène verte, pour le marché algérien et l’exportation vers l’Europe, dans un deuxième temps.

Pour sa part, le président de la Chambre de commerce et d’industrie algéro-française   (CCIAF), Michel Bisac, a estimé que la suppression de la règle 51/49 est un signal pour les investisseurs étrangers de la part de l’Algérie qui veut dire : «Venez en Algérie, c’est le moment.»

En effet, l’investissement en Algérie reste encore prisonnier de plusieurs contraintes d’ordre bureaucratiques de la réglementation, du système bancaire, du transfert des dividendes, de la facturation et du taux de change.


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