Ouverture du capital des banques publiques : Le projet à l’état stationnaire | El Watan
toggle menu
mardi, 11 mai, 2021
  • thumbnail of elwatan10052021




Ouverture du capital des banques publiques : Le projet à l’état stationnaire

04 mai 2021 à 10 h 35 min

L’ouverture du capital de certaines banques publiques se fera d’ici à 2021. Tous les intervenants vont s’y mettre pour offrir toutes les conditions idoines» a annoncé le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, qui n’a pas voulu divulguer le nom des banques concernées. Mais, le dossier n’a connu aucune évolution durant les cinq mois qui ont suivi cette annonce. Selon des sources bien informées, le projet de l’introduction en Bourse et de l’ouverture du capital «n’a pas bougé d’un iota».

C’est ce qui nous a été confirmé hier par le président de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse, Abdelhakim Berrah, qui a indiqué «qu’aucune banque publique ne s’est présentée pour déposer son dossier d’ouverture du capital jusqu’à présent», espérant ne pas revivre «l’échec de l’expérience de la privatisation du CPA entamée au début des années 2000».

Dans la pratique, c’est le Conseil de participation de l’Etat (CPE) qui doit décider de cette ouverture, ainsi que la manière de son déroulement. «Seulement pour l’instant, ce Conseil, qui est composé d’une vingtaine de ministres, ne s’est pas réuni depuis plus d’une année», nous a confirmé la même source. En effet, selon la loi en vigueur, c’est le CPE qui doit décider quelles seront les banques concernées par cette opération, ainsi que ses modalités et envers qui sera effectuée l’ouverture de capital (privé, public ou étranger). Le ministre des Finances exécutera par la suite les décisions du CPE, une fois prises. Aymen Benabderrahmane s’était-il précipité à annoncer un processus de réformes qui risque de prendre encore du temps ? Tout porte à le croire. L’économie fonctionnant au ralenti, voire étant presque en panne.

En attendant que ce fameux Conseil prenne des décisions dans ce sens, le marché boursier algérien demeure timide et loin des aspirations de ses gestionnaires ou des investisseurs. La Bourse d’Alger, qui ne compte jusqu’à présent que quatre entreprises cotées et une PME, est à la recherche de nouvelles sociétés qui peuvent lui apporter de la dynamique afin qu’elle puisse jouer un rôle important dans le financement de l’économie durant la crise qu’elle traverse actuellement.

Des facilitations accordées

Selon M. Berrah, la Bourse d’Alger «est à la recherche d’entreprises du secteur privé et d’entreprises publiques viables et structurées». En effet, les dernières facilitations accordées en termes d’exigence pour les entreprises souhaitant intégrer la Bourse n’ont pas non plus apporté de résultats, puisque aucune entreprise importante ne s’est manifestée auprès du marché boursier. Avec la crise économique qui secoue le pays, le besoin de financement à travers la Bourse devient très important, et l’introduction de sociétés publiques ne peut que donner confiance aux autres qui restent encore méfiantes vis-à-vis de l’ouverture de leur capital via la Bourse, qui nécessite un degré important de transparence.

Le manque de liquidités que connaît le secteur bancaire algérien est également une occasion pour le marché boursier, qui tente d’attirer l’attention des petites et moyennes entreprises qui n’arrivent pas à se procurer un financement bancaire. Jusqu’à présent, il n’en y a qu’une qui a réussi à coter ses actions en Bourse. D’autres se préparent à la suivre, a affirmé encore le président de la Cosob, sans donner plus de détails. 


Advertisements


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!