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Alors que les prix du pétrole continuent leur chute

Moscou examine un retour à l’accord OPEP+ mais sous conditions

28 mars 2020 à 10 h 04 min

L’Agence Internationale de l’énergie prévoit de sombres perspectives pour la demande en pétrole.

Est-ce qu’il pourrait y avoir un nouvel accord OPEP pour la réduction de la production ? La Russie a esquissé hier un possible retour à l’accord OPEP+ mais elle le conditionne par un élargissement du nombre de signataires.

Kirill Dmitriev, président du Fonds souverain russe d’investissement, a affirmé, au lendemain de la réunion du G20, que si d’autres pays rejoignaient l’initiative, un nouvel accord dans le cadre de l’OPEP+ serait possible. Dimitriev ne cite pas les pays devant rejoindre l’initiative laissant libre cours aux spéculations. «Des actions conjointes entre pays sont nécessaires pour rétablir l’économie mondiale», a-t-il dit.

Pensait-il aux Etats-Unis ? Donald Trump avait déclaré, en début de semaine passée, que Washington s’impliquerait «le moment venu» dans la guerre des prix déclenchée par l’Arabe Saoudite et la Russie et dont les conséquences ont durement frappé les industriels américains du schiste, dont les coûts de revenu sont beaucoup plus élevés que la production du pétrole et du gaz conventionnels. «Trump envisage une manœuvre diplomatique pour amener l’Arabie Saoudite à fermer ses robinets et utilise la menace de sanctions sur la Russie pour les forcer à réduire leur production», indique le Wall Street Journal.

Serait-ce une stratégie efficace ? L’histoire récente montre que la stratégie des sanctions est contre-productive et obtient l’effet contraire. «Nous sommes en contact avec l’Arabie Saoudite et un certain nombre de pays tiers. Sur la base de ces contacts, nous observons que si le nombre des pays membres de l’OPEP+ augmente et que d’autres pays s’y joignent, il y aura la possibilité d’un accord commun pour équilibrer les marchés pétroliers», estime Kirill Dimitriev, qui est un des principaux participants russes, à l’instar du ministre de l’Energie Alexandre Novack, aux négociations dans le cadre de l’OPEP+.

Pendant que les négociations se tiennent, les cours de pétrole continuent leur chute. Hier, le prix du baril de Brent en cotation à Londres s’est affiché à 25,98 dollars en séance d’ouverture, baissant de 1,37% par rapport à la séance de clôture de la veille. La séance de jeudi avait d’ailleurs enregistré un fort retour à la baisse des prix de l’or noir avec une chute de 3,8% pour le prix du Brent, plombé par la quasi absence de demande sur le marché.

A New York, le baril américain valait hier 22,74 dollars gagnant 0,6%, soutenu, mais faiblement, par le plan d’aide annoncé par l’administration américaine. «Même si cette semaine a apporté un répit bienvenu aux prix du pétrole, ils évoluent aujourd’hui proches de leurs niveaux les plus bas», constatent les analystes.

Même l’annonce du G20 d’apporter une enveloppe de 5000 milliards de dollars, pour l’aide à l’économie et contrer les répercussions sociales de la pandémie du nouveau coronavirus, n’a pas eu d’effet sur les cours qui sont demeurés très bas. «Pour repartir vers le haut, les cours du pétrole auront besoin d’une réponse physique, pas de papier… Les gens doivent utiliser leurs voitures, prendre l’avion et aller de nouveau au travail pour voir la demande mondiale de pétrole, et donc les prix, augmenter», estime Bjarne Schieldrop du cabinet SEB. Ce n’est pas prêt d’arriver prochainement.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit de sombres perspectives pour la demande en pétrole. «Il y aurait une forte baisse de la demande en pétrole au premier trimestre de cette année et un déclin encore plus important au deuxième trimestre en raison des mesures de quarantaine imposées dans de nombreux pays à cause du coronavirus», indique Fatih Birol, responsable de l’AIE.

Le kérosène est le premier produit pétrolier à souffrir de la situation. La pandémie a affecté 98% du trafic aérien des passagers dans le monde et une baisse de la demande sur ce carburant estimée à 1,4 million de barils par jour.



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