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Moscou défie les sanctions américaines et annonce : Le gazoduc Nord Stream 2 sera mis en service avant la fin 2020

29 décembre 2019 à 9 h 30 min

L’année 2020 s’annonce houleuse pour le marché du gaz avec cette étincelle qui vient de jaillir entre les géants russe et américain au sujet du projet du gazoduc Nord Stream 2.

Après les menaces américaines de sanctions en cas de mise en service de ce projet, Moscou assure que le gazoduc russe Nord Stream 2 sera finalisé et mis en service avant la fin de l’année 2020. «Avant la fin 2020, Nord Stream 2 sera mis en service», a déclaré le ministre de l’Energie russe, Alexandre Novak, à la presse une semaine après la promulgation par le président américain, Donald Trump, d’une loi imposant des sanctions aux entreprises associées à la construction de Nord Stream 2 et d’un autre gazoduc russe, TurkStream, en justifiant que ces ouvrages «accroîtront la dépendance européenne au gaz russe» et de ce fait renforceront l’influence de Moscou. L’Europe avait réagi à l’annonce de ces sanctions, notamment l’Allemagne qui est le principal bénéficiaire du passage du Nord Stream 2, ainsi que l’Union européenne en dénonçant «une ingérence américaine dans les affaires européennes».

Le projet en question permettrait, selon ses concepteurs, de doubler les livraisons directes de gaz naturel russe vers l’Europe occidentale en passant sous la mer Baltique et arriver enfin en Allemagne. Un projet qui mettrait en difficulté tous les autres fournisseurs de gaz à l’Europe, notamment les Etats-Unis qui, grâce à l’exploitation du gaz de schiste, sont devenus des pourvoyeurs de gaz à l’Europe, mais de moindre mesure que les fournisseurs traditionnels du vieux continent. Dès l’annonce des sanctions américaines, l’entreprise suisse Allseas, qui était chargée de poser les conduites du gazoduc, a décidé de suspendre sa participation au projet en attendant «des clarifications». Le ministre russe de l’Energie a réagi en annonçant que son pays pourrait recourir à l’utilisation de navire poseur de canalisations – l’Alkademik Tcherski – afin de finaliser la construction du gazoduc. Une option qui pourrait toutefois «retarder l’échéance de réalisation du projet, car le procédé est plus lent et demande des préparatifs supplémentaires», explique Alexandre Novak. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, affirme, pour sa part, que la Russie a «certaines capacités pour achever le projet dans un avenir pas trop éloigné». Et pour mettre au point tous les préparatifs de ce projet, Moscou a décidé de se rapprocher de son voisin ukrainien, pays de transit du gazoduc Nord Stream 2.

Pour ce faire, la compagnie pétrolière russe Gazprom a annoncé sa décision de verser 2,9 milliards de dollars à son homologue ukrainien Naftogaz pour mettre fin à un long bras de fer judiciaire devant les juridictions internationales. Le patron de Gazprom, Alexeï Miller, avait annoncé, la semaine dernière, que sa compagnie avait accepté de verser la pénalité à laquelle elle a été condamnée par l’arbitrage de Stockholm en février 2018. Et l’annonce du versement de l’amende s’est faite juste après celle d’un accord sur la prolongation du transit du gaz russe pour l’Europe via l’Ukraine, à l’issue de difficiles négociations. L’accord entre Moscou et Kiev épargne à ces deux pays une nouvelle guerre du gaz.

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