toggle menu
mardi, 23 octobre, 2018
  • thumbnail of elwatan09072018

Marché pétrolier : L’AIE pointe des risques sur la croissance mondiale

10 août 2018 à 21 h 17 min

Dans son rapport mensuel sur le pétrole publié hier, l’AIE observe un «retour au calme du marché», mais estime qu’il «pourrait ne pas durer».

Le pétrole se négocie à son niveau le plus bas depuis sept semaines en raison des craintes sur les répercussions de l’intensification des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine notamment, selon le rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Une «guerre» qui risque, selon l’agence, de nuire à la croissance économique mondiale et d’ajouter à la vulnérabilité financière. «Il existe encore des inquiétudes concernant un possible déclin des ventes de pétrole américain à la Chine, car cela pourrait perturber le bilan d’approvisionnement de l’Amérique en augmentant ses stocks et même finir par créer une surabondance», note un analyste cité par Bloomberg.

Par ailleurs, les craintes sur les approvisionnements pourraient survenir au cours de cette année, en raison des sanctions américaines contre l’Iran, a indiqué l’AIE, certains acheteurs de brut cherchant déjà des fournisseurs ailleurs qu’en Iran, avant l’entrée en vigueur des restrictions imposées à ce pays, par le président Trump, en novembre.

Dans son rapport mensuel sur le pétrole publié hier, l’agence observe un «retour au calme du marché» mais estime qu’il «pourrait ne pas durer». «Quand les sanctions pétrolières contre l’Iran prendront effet, peut-être conjointement avec des problèmes de production ailleurs, le maintien de l’offre mondiale pourrait s’avérer très difficile», met-elle en garde. Les perspectives pour le marché pourraient s’avérer alors «beaucoup moins calmes» qu’elles ne le sont aujourd’hui, estime l’agence basée à Paris.

Les Etats-Unis ont demandé à tous les pays de cesser complètement leurs importations de pétrole iranien d’ici le 4 novembre, s’ils veulent éviter des sanctions. Le dernier train de sanctions s’était traduit par une chute des exportations de brut de 1,2 million de barils par jour (mbj) mais «cette fois-ci l’impact pourrait être encore plus sévère», selon le rapport.

L’AIE note toutefois, selon l’AFP, que pour l’instant, les inquiétudes sur l’offre se sont calmées, même si elle fait état d’un déclin surprise de la production saoudienne en juillet : elle a en effet baissé de 110 000 barils par jour (b/j) à 10,35 mbj, avec un déclin des exportations. Le royaume s’était pourtant récemment engagé à accroître ses extractions pour limiter la hausse des cours.

Cette baisse a cependant été compensée par une production plus importante des Emirats arabes unis, du Koweït et du Nigeria. Côté demande, l’AIE a légèrement revu à la hausse (+110 000 b/j) ses prévisions de croissance pour l’année prochaine, mais elle a prévenu que d’importantes incertitudes pesaient sur cette prévision.

Les guerres commerciales pourraient en particulier s’aggraver et se traduire par un ralentissement économique et une demande pétrolière plus faible. Dans ce contexte, les prix du pétrole se stabilisaient hier, en cours d’échanges européens après avoir creusé leurs pertes en début de séance, alors que les tensions commerciales et la vigueur du dollar pèsent sur la demande.

Le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en octobre se négociait au-dessus de 72 dollars sur l’InterContinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse par rapport à la clôture de jeudi après avoir atteint 71,40 dollars, son plus bas depuis plus de trois semaines en début de cotation.

Lire aussi

Loading...
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!