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L’Opep+ cible un baril à 40 dollars : L’extension des réductions au centre des discussions

03 juin 2020 à 9 h 27 min

Les producteurs de l’OPEP+ envisagent d’étendre leur réduction de production de 9,7 millions de barils par jour, soit environ 10% de la production mondiale, en juillet ou août, lors d’une réunion en ligne qui devrait se tenir plus tôt que prévu, au cas où la proposition de l’Algérie d’avancer la date de la rencontre serait acceptée.

En attendant l’issue de la prochaine rencontre, les prix sont en progression constante depuis des semaines, mais restent en deçà des 40 dollars le baril, une cotation considérée comme un seuil minimum d’équilibre dans la conjoncture actuelle.

L’extension de la réduction, en vue de booster les prix, a été proposée il y a quelques jours par l’Arabie Saoudite qui mène, depuis, des pourparlers avec la Russie pour faire valider une prolongation de plusieurs mois des coupes actuelles.

Dans le cadre du plan OPEP+ convenu en avril, la réduction record de l’offre devait être appliquée en mai et juin, pour revenir à une réduction de 7,7 millions de bpj de juillet à décembre, mais l’Arabie Saoudite et d’autres producteurs sont favorables au maintien des coupures actuelles, pendant un à trois mois supplémentaires. Toute modification de l’accord OPEP+ dépendra cependant des négociations entre Moscou et Riyad.

L’extension envisagée pourrait pousser les prix du pétrole au-delà des 40 dollars, les prix actuels n’étant pas suffisants pour la plupart des pays producteurs, soucieux d’équilibrer leurs budgets, notamment dans le sillage des répercussions néfastes de la pandémie de coronavirus. Le Brent a doublé au cours des six dernières semaines, grâce aux coupures d’approvisionnement de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et de ses alliés, mais les prix – y compris pour le WTI – demeurent cependant, toujours en baisse d’environ 40% pour l’année, ce qui pousse l’OPEP et ses alliés à vouloir prolonger les limites de production.

Selon bloomberg, les discussions de l’OPEP+ se déroulent dans un contexte de demande encore très incertain. Les pétroliers au ralenti au large des côtes chinoises en attente de déchargement témoignent de la reprise rapide du géant asiatique, mais dans d’autres parties du monde, le rebond est inégal. La consommation de carburant sur les routes augmente lentement à mesure que les restrictions sont levées, mais la restauration du trafic aérien devrait prendre beaucoup plus de temps.

Si l’OPEP+ «peut s’entendre sur une prolongation de trois mois des réductions de production actuelles, il y a de fortes chances que le marché passe d’une grave surabondance pétrolière ce trimestre à un déficit d’approvisionnement au troisième trimestre», a déclaré Howie Lee, économiste à Oversea-Chinese Banking Corp. à Singapour. Cela aiderait à pousser le Brent vers 40 dollars le baril, a-t-il déclaré.

En termes de conformité à l’accord de l’OPEP+, la production russe de condensât de pétrole et de gaz est tombée à 39,7 millions de tonnes (9,39 millions de barils par jour) en mai, près de son objectif dans le cadre de l’accord avec le groupe OPEP+, a rapporté mardi l’agence de presse Interfax, citant des données du ministère de l’Energie. Le chiffre est conforme aux données des sources, rapportées lundi par Reuters, et en baisse par rapport à 11,35 millions de barils par jour (b/j) en avril.

Dans le cadre de l’accord, Moscou s’est engagée à réduire sa production d’environ 2,5 millions de b/j à 8,5 millions de b/j pour aider à soutenir les prix du pétrole. L’accord ne comprend pas la production de condensât de gaz, une huile légère.

Pour sa part, l’Organisation des treize pays exportateurs de pétrole a pompé en moyenne 24,77 millions de barils par jour, en mai, soit une baisse de 5,91 millions de bpj par rapport au niveau d’avril. En plus de l’accord du 12 avril, des baisses volontaires supplémentaires ont été annoncées la semaine écoulée par l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït. L’Arabie Saoudite a décidé de retirer jusqu’à un million de barils supplémentaires par rapport à ce qui a déjà été convenu.

Dans le cas du Koweït, la réduction atteindra 80 000 b/j, tandis que les Emirats arabes unis se sont engagés à retirer jusqu’à 100 000 barils par jour.



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