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Face à l’effondrement des prix du pétrole : L’Opep cherche une riposte

02 février 2020 à 10 h 01 min

Les pays membres de l’OPEP pourraient se rencontrer très prochainement pour discuter de l’approfondissement de leurs baisses de production, dans un effort pour endiguer la forte baisse des prix du pétrole en raison d’une peur de la chute de la demande due à l’épidémie de coronavirus.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés menés par la Russie envisagent d’avancer leur rendez-vous du mois de mars au courant de février afin de mettre en place une riposte devenue nécessaire face à l’effondrement des prix du pétrole qui pâtit des suites de la propagation du coronavirus chinois. Un risque d’épidémie qui plombe la demande chinoise et pourrait affecter rapidement la demande mondiale de l’or noir, au vu notamment du recul du trafic aérien mondial.

Les cours de l’or noir ont perdu environ 20% de leur valeur depuis quelques jours et ont connu la baisse la plus spectaculaire en ce début d’année, un seuil jamais égalé à la même période en dix ans.

Dans ce contexte inquiétant pour les économies de ses pays membres, l’OPEP+ envisage d’avancer sa réunion pour discuter de l’approfondissement de ses réductions afin de limiter la chute des cours.

Selon plusieurs déclarations, dont celle du ministre algérien de l’Energie, Mohamed Arkab, l’Organisation et ses alliés pourraient se rencontrer très prochainement pour discuter de l’approfondissement de leurs baisses de production, dans un effort pour endiguer la forte baisse des prix du pétrole en raison d’une peur de la chute de la demande due à l’épidémie de coronavirus.

Le ministre algérien de l’Energie a déclaré mercredi à l’APS qu’il était «très possible que la réunion de l’OPEP+ soit avancée en février au lieu de la réunion prévue en mars».

Vendredi, le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak, a déclaré que le groupe pourrait envisager de faire avancer sa réunion, mais a précisé qu’il lui fallait encore plusieurs jours pour suivre la situation.

Pour sa part, l’Arabie Saoudite aurait d’ores et déjà entamé, selon l’agence Reuters – qui cite quatre sources de l’OPEP –, des pourparlers avec l’OPEP et les producteurs de pétrole alliés pour déplacer leur prochaine réunion de l’OPEP+ au début de février au lieu de mars, après qu’une chute rapide des prix du pétrole ait alarmé Riyad.

Aucune décision définitive quant à la nouvelle date de la réunion n’a cependant été prise, et tous les membres de l’OPEP ne sont pas encore d’accord, l’Iran pouvant s’opposer à cette décision, ont indiqué les sources citées par Reuters.

L’OPEP+ a réduit en décembre son approvisionnement en pétrole pour soutenir les prix, convenant de retenir 1,7 million de barils par jour (bpj) de production jusqu’à la fin mars.

Face à la nouvelle situation, l’OPEP+ pourrait prolonger les réductions actuelles de la production de pétrole jusqu’en juin au moins, à partir de mars, avec la possibilité de réductions plus profondes si la demande de pétrole en Chine est considérablement affectée par la propagation du coronavirus, ont déclaré à Reuters des sources de l’OPEP.

L’Arabie saoudite milite pour un prix au-dessus de 60 dollars

L’Arabie Saoudite et d’autres membres de l’OPEP craignent que la propagation continue du virus ne frappe la demande de pétrole et ne fasse baisser encore les prix, ont indiqué les mêmes sources.

«Les Saoudiens veulent faire quelque chose pour empêcher les prix de baisser davantage. Il y a maintenant plusieurs discussions entre les pays à ce sujet», a déclaré à Reuters une source de l’OPEP+, ajoutant que Riyad ne voulait pas voir les prix du pétrole en-dessous de 60 dollars le baril.

L’économie saoudienne, la plus importante du monde arabe, reste dominée par les revenus des hydrocarbures malgré les plans de diversification. Le royaume veut que les prix élevés du pétrole équilibrent son budget national. «Les Saoudiens sont ceux qui veulent aller de l’avant», a déclaré une source de l’OPEP non saoudienne.

Le pétrole a chuté de 21,4% depuis le sommet de début janvier lorsque l’Iran a lancé des roquettes sur des bases militaires américaines en Irak.

Les marchés pétroliers s’attendaient à une amélioration de l’économie mondiale cette année, après que les Etats-Unis et la Chine aient conclu un accord commercial de première phase, mais le coronavirus a commencé à menacer la croissance chinoise et mondiale.

Sur le front des prix, le Brent pour livraison en mars a reculé vendredi de 13 cents, ou 0,2%, pour clôturer à 58,16 dollars, son plus bas niveau depuis octobre, et bien loin des 68,91 dollars atteints début janvier.

Sur un mois, il a perdu 11,9%, enregistrant ainsi sa plus importante baisse depuis novembre 2018. A New York, le baril américain de WTI WTI, le West Texas Intermediate (WTI), coté sur New York Mercantile Exchange, la Bourse spécialisée dans l’énergie, pour la même échéance a lâché 58 cents, ou 1,1%, pour finir à 51,56 dollars, son plus bas niveau depuis début août. Début janvier, il s’échangeait encore à plus de 63 dollars. Sur un mois, le Texas Light Sweet a perdu 15,6%, sa pire chute depuis mai 2019.


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