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L’Exécutif mise sur une exploitation accrue des gisements souterrains : Les ressources minières ou l’après-pétrole

23 septembre 2020 à 11 h 14 min

L’après-pétrole a-t-il déjà commencé ? C’est du moins ce que l’on retient de la philosophie de l’Exécutif actuel, qui semble prêt à mettre les bouchées doubles dans l’exploitation des autres richesses minières que l’or noir, à l’heure où l’Algérie fait face à une situation difficile sur le plan économique.

Le ministre des Mines, désormais un portefeuille ministériel à part entière, a dès hier embrayé sur la réunion du Conseil des ministres, tenue la veille, pour étaler la nouvelle politique en tant que chantier très prioritaire. Invité de la Radio, lundi dernier, le ministre du secteur, Mohamed Arkab, compte bien relancer la production aurifère en Algérie.

Dévoilant le niveau de production national du métal jaune, qui ne dépasserait pas 58 kg en 2020, il considère que celui-ci est «très faible» par rapport au stock national qui, selon lui, dépasse actuellement les 121 tonnes.

Son objectif ? Il s’engage à augmenter la production à 240 kg par an dans une première étape. Mais sans donner de calendrier. Et pour cela, il affirme que cet objectif sera réalisé à travers la mise en place, depuis trois mois, de 95 micro-entreprises dans l’exploitation aurifère dans les régions d’Illizi et de Tamanrasset. Selon l’APS, son département avait élaboré, en collaboration avec le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Micro-entreprises, un cahier des charges qui couvre cette opération et prend en charge la pose de jalons et de bases qui permettent la création de ces micro-entreprises, où les jeunes et artisans sont formés dans ce domaine.

Aussi, des experts de l’Agence nationale des activités minières (ANAM) ont-ils récemment effectué, en compagnie de spécialistes du service de la cartographie minière et géologique, une action de terrain pour déterminer les régions où l’or avait été découvert, ce qui a permis de recenser 95 régions jusqu’à présent, allant de 6 à 400 ha.

Le cahier des charges relatif à la création de ces micro-entreprises prévoit, selon la même source, des conditions rigoureuses qui interdisent aux jeunes activant sur le terrain d’exploiter les produits chimiques, au vu de leurs dangers sur leur santé et sur l’environnement. De même qu’elles leur interdisent le concassage des roches contenant de l’or. L’activité de ces jeunes se limite à la collecte des roches sédimentaires contenant de l’or, à remettre à l’Entreprise d’exploitation des mines d’or (ENOR) pour exploitation. Le ministre a en outre souligné l’impératif d’actualiser la loi minière en vigueur afin de la rendre «plus attractive» pour les investissements, précisant que l’exploitation des ressources souterraines ne se limitait pas à l’or mais concernait tous les métaux, d’où la nécessité, a-t-il dit, d’actualiser et de développer la cartographie minière de manière à garantir l’exploitation optimale des mines, d’intensifier l’activité minière et de l’adapter davantage à la stratégie minière du pays.

Comme il a aussi fait état de la nécessité d’augmenter rapidement la production des matières premières pour couvrir les besoins du marché national, réduire leur importation et lancer les activités de transformation de ces matières. M. Arkab a, par ailleurs, relevé que l’Algérie accusait un grand retard en matière d’exploitation minière, évoquant l’importation de 31 matières destinées à l’industrie manufacturière pourtant disponibles dans notre pays.

Les nouvelles stratégies prévoient un réexamen des mines disponibles car, a-t-il dit, de nouvelles technologies sont nécessaires pour produire les matières premières et répondre aux exigences de l’industrie manufacturière.

Des questions restent tout de même en suspens quant à savoir comment ces entreprises ont vu le jour et quelle est la valeur de production sur laquelle on table. Le secteur minier en Algérie a jusqu’ici toujours été entouré de mystère, tandis que la recherche de l’or dans le Grand Sud s’est effectuée dans des conditions peu transparentes. A-t-on jamais fait un bilan sur les entreprises qui ont opéré dans ces zones ? Un effort de transparence est requis sur la production des minerais précieux et par qui ? Aussi doit-on aujourd’hui savoir ce qu’on en a fait.

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