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Selon une étude réalisée conjointement par la FAO et l’OCDE, cette tendance baissière des prix s’explique par plusieurs facteurs, à savoir «la forte croissance de l’offre plusieurs années durant, le fléchissement de la progression de la demande dû à la crise économique globale, la baisse des prix du pétrole et la poursuite de l’accumulation de stocks déjà abondants».

Les produits alimentaires coûteront moins cher

06 juillet 2017 à 12 h 00 min

Les prix des principaux produits végétaux et animaux, y compris les produits halieutiques et aquacoles, ont tous baissé en 2015, ce qui indique que la période pendant laquelle les prix sont restés élevés est vraisemblablement terminée. Selon une étude réalisée conjointement par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), cette tendance baissière des prix s’explique par les principaux facteurs, à savoir «la forte croissance de l’offre plusieurs années durant, le fléchissement de la progression de la demande dû à la crise économique globale, la baisse des prix du pétrole et la poursuite de l’accumulation de stocks déjà abondants».

Le rapport détaillant les conclusions de cette étude intitulée «Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2016-2025» note aussi que sur la période de dix ans couverts par l’étude, «la croissance de la demande de produits alimentaires devrait peu à peu décélérer, en raison du ralentissement de l’accroissement de la population mondiale et le tassement de l’augmentation des revenus dans les économies émergentes».

Parallèlement, les consommateurs «ont de moins en moins tendance à consacrer leur surplus de revenus à l’achat de quantités plus importantes d’aliments de base, en particulier dans les économies émergentes très peuplées», souligne le même rapport.
La FAO et l’OCDE s’attendent, ainsi, à ce que la demande alimentaire supplémentaire soit satisfaite grâce à des gains de productivité, les superficies cultivées et les effectifs d’animaux ne changeant guère.

L’amélioration des rendements devrait assurer 80% de l’augmentation de la production de végétaux. «Il est possible d’accroître les superficies agricoles de manière durable, principalement dans certaines parties de l’Amérique latine et de l’Afrique subsaharienne. Les nouvelles superficies cultivées seront majoritairement consacrées aux céréales en Afrique et au soja en Amérique latine», précise encore le rapport.

Par ailleurs, l’étude s’attend à ce que la hausse de la consommation dans les pays en développement fasse passer la proportion de la population mondiale qui souffre de sous-alimentation de 11% à 8% au cours des 10 années à venir, «le nombre total des personnes concernées étant ramené de 788 millions à moins de 650 millions».

Cependant, la sous alimentation «demeure élevée en Afrique subsaharienne et, dans dix ans, cette région comptera plus du tiers du nombre total de personnes sous-alimentées, contre un quart aujourd’hui», indiquent les deux organisations. Et de préciser que beaucoup de pays seront confrontés aux problèmes posés simultanément par «la sous-alimentation (pas assez de calories), par l’obésité et par les carences en micronutriments (l’alimentation étant souvent déséquilibrée)».

En matière de commerce, les projections faisant état d’un ralentissement de la croissance des marchés en général, «le développement des échanges agricoles devrait ainsi être environ deux fois moindre qu’au cours de la décennie précédente», souligne le même rapport, tout en précisant qu’étant donné que «relativement peu de pays sont riches en ressources naturelles, les échanges joueront un rôle plus important dans la sécurité alimentaire mondiale».

La FAO et l’OCDE soulignent, enfin, que les exportations mondiales de la plupart des produits agricoles de base «sont le fait d’une poignée de grands pays fournisseurs». «Les cinq principaux exportateurs de l’ensemble des produits étudiés dans les Perspectives représenteront au moins 70% des exportations totales, et s’agissant de certains produits, seulement deux ou trois pays joueront un rôle prépondérant.» Les régions pauvres en ressources, notamment l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, «seront de plus en plus tributaires des importations de produits alimentaires», conclut le rapport.


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