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jeudi, 24 janvier, 2019
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Les prix du pétrole à la hausse : L’Arabie Saoudite réduit sa production

05 janvier 2019 à 8 h 50 min

Les prix du pétrole enclenchent des cotations en hausse depuis jeudi, mettant ainsi fin à trois semaines consécutives de pertes. Les prix ont notamment rebondi suite aux informations faisant état de la baisse de la production de l’Arabie Saoudite, avant même que l’accord de réduction des exportations de l’OPEP n’entre en vigueur ce mois-ci.

Le brent a ainsi réalisé son plus gros gain hebdomadaire depuis décembre 2016. Il est en hausse de 9,4% cette semaine, alors que le WTI a réalisé une hausse de 5,9%, son taux le plus élevé depuis juin.

Une ascension à lier, selon Bloomberg, aux réductions de production en Arabie Saoudite, ce qui l’emporte sur les préoccupations relatives à la santé de l’économie mondiale. Il faut dire qu’en dépit de ce début d’embellie, les craintes concernant la demande mondiale de pétrole persistent, et ce, avant la poursuite très attendue, lundi, des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.

La cotation plutôt positive du pétrole en ce début 2019 fait suite au pire trimestre qu’a connu la courbe des prix de l’or noir en quatre ans, et à une perte annuelle de 20%, entraînée en 2018 par la panique provoquée par une surabondance croissante de brut. Alors que la production de l’OPEP a fortement chuté en près de deux ans le mois dernier, et que les producteurs se sont engagés à réduire leurs approvisionnements au cours du premier semestre de 2019, les réserves concernant l’offre excédentaire persistent, alors que les stocks du principal centre de stockage américain montrent des signes de gonflement.

Le brent pour règlement en mars a progressé jusqu’à 1,33 dollar, soit 2,4%, pour atteindre 57,28 dollars le baril sur le marché ICE Futures Europe, après avoir chuté de 1,1% auparavant. Le brut de référence était à 57,14 dollars le baril à 10h40 à Londres. Par ailleurs, le West Texas Intermediate pour livraison en février a progressé de 95 cents, ou 2%, à 48,04 dollars le baril sur le New York Mercantile Exchange.

L’Arabie Saoudite, premier exportateur mondial de brut, a réduit sa production le mois dernier, ramenant ainsi la production totale des pays exportateurs de pétrole à 530 000 b/jour à 32,6 millions b/j, selon une enquête de Bloomberg auprès de responsables, d’analystes et de suivi des navires. C’est le recul le plus marqué depuis janvier 2017, lorsque l’OPEP a lancé sa stratégie visant à éliminer le fardeau créé par la hausse des approvisionnements des producteurs de schiste.

L’optimisme suscité par les efforts des Etats-Unis et de la Chine en vue de dissiper les tensions commerciales a contribué à la hausse des prix. Pékin a annoncé qu’une délégation américaine se déplacerait la semaine prochaine pour des négociations commerciales, confirmant que les deux parties mèneraient leur première négociation face à face, depuis que le président Donald Trump et son homologue Xi Jinping ont convenu d’une trêve de 90 jours dans leur guerre commerciale le mois dernier.

Le malaise sur le front du pétrole persistera cependant au vu de la hausse de la production américaine et des stocks. Ainsi, selon Bloomberg, l’American Petroleum Institute a mentionné dans un rapport que les stocks de pétrole au centre de stockage à Cushing, en Oklahoma, ont augmenté de 483 000 barils la semaine dernière, alors que les stocks d’essence ont augmenté de 8 millions de barils. Le stock de brut national a chuté de 4,46 millions de barils, selon l’API. Ce serait la sixième augmentation hebdomadaire consécutive à Cushing, si les données officielles du gouvernement américain le confirment en cette fin de semaine.

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