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Malgré une légère reprise des cours du pétrole : Les marchés toujours en proie à l’incertitude

06 octobre 2020 à 10 h 47 min

La remontée des cours a été soutenue par une grève en Norvège, qui a réduit la production d’environ 330 000 barils par jour.

Après trois semaines de baisse liée à différents facteurs et exacerbée par les nouvelles sur la contamination du président américain par la Covid-19, les prix du pétrole ont renoué, hier, avec des notes plus positives.

Des revirements sur les places boursières ne sont pas cependant à écarter à court terme, le marché étant toujours en proie à l’incertitude quant à l’évolution de l’économie mondiale encore sous l’emprise des répercussions de la pandémie de coronavirus.

Les nouvelles optimistes sur l’évolution de la santé de Donald Trump ont poussé à la hausse les contrats à terme américains, qui ont progressé hier de près de 4% en cours de cotation, ce qui reflétait, selon Bloomberg, une reprise plus large des marchés boursiers, après la plus forte baisse hebdomadaire jamais enregistrée depuis juin, lors de la clôture de vendredi. Le Brent a dépassé à Londres largement les 40 dollars.

La remontée des cours a été soutenue par une grève en Norvège, qui a réduit la production d’environ 330 000 barils par jour, bien que le plus grand champ du pays continue de pomper.

Eqiunor ASA a fermé quatre champs de la mer du Nord suite à l’échec des négociations salariales entre le patronat et les syndicats.

L’évolution en berne des cours de l’or noir ces dernières semaines, a ramené le pétrole Brent aux alentours de 40 dollars, une résurgence du coronavirus dans certaines grandes économies suscitant des inquiétudes quant à une reprise durable de la consommation.

En conséquence, les spéculateurs ont évité, selon Bloomberg, l’indice de référence mondiale, les positions longues purement et simplement tombant à un plus bas depuis six mois la semaine dernière.

Pendant ce temps, la production libyenne est passée à environ 300 000 barils par jour, alors que la reprise naissante de la production du pays se poursuit.

«La faiblesse des fondamentaux, en particulier à la lumière de la hausse de la production de l’OPEP + dans un contexte de faiblesse de la demande, limitera la remontée des prix du pétrole», selon Jens Pedersen, analyste principal chez Danske Bank.

Hier, le Brent pour le règlement de décembre a gagné en matinée 3,1% à 40,50 dollars.

Bien que nombre des plus grandes économies d’Europe soient encore aux prises avec le virus, la demande de carburant au détail du continent est presque revenue à son niveau de l’année dernière, a déclaré le PDG de Total, Patrick Pouyanne, lors d’une conférence.

Bien que cela puisse paraître une bonne nouvelle pour la consommation, «les marges de raffinage sont absolument terribles», a-t-il déclaré, selon un compte rendu des agences de presse.

La récente faiblesse des prix des titres a également été renforcée par des sociétés de négoce technique, connues sous le nom de conseillers en négociation de matières premières ou CTA.

Selon Keith Wildie, courtier chez Britannia Global Markets, douze des quatorze stratégies que ces fonds utiliseraient habituellement sont actuellement à découvert.

«Les marchés détestent l’incertitude», rappelle Stephen Brennock, de PVM, et l’annonce de la contamination au coronavirus de Donald Trump avait engendré un petit vent de panique sur les marchés du brut, déjà soumis à une série de facteurs baissiers, en fin de semaine dernière.


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