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lundi, 18 octobre, 2021
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Centralisation de la décision économique, bureaucratie

Les initiatives contrariées dans les communes

12 octobre 2021 à 11 h 00 min

La quasi-totalité des communes de l’Algérie profonde est incapable d’assurer même les salaires de leurs fonctionnaires et ne vit que des budgets attribués par l’Etat.

Traiter du développement local en ces temps de réduction drastique des ressources de l’Etat est loin d’être une sinécure.

Non pas que les 1541 communes d’Algérie ne manquent pas de ressources à même de générer un bien-être général, et ce, par une bonne gestion des richesses tant humaines que matérielles, mais le fait est bien là et sans appel : la quasi-totalité des communes de l’Algérie profonde est incapable d’assurer même les salaires de leurs fonctionnaires et ne vit que des budgets attribués par l’Etat.

Tout en s’endormant parfois sur d’importantes richesses – touristiques, produits du terroir ou autres savoir-faire collectifs et artisanaux –, il n’en demeure pas moins que le constat d’une carence à tous les niveaux crève les yeux.

Une anarchie indescriptible au plan du bâti, insalubrité, absence d’infrastructures de loisirs, notamment, sur fond d’absence d’autorité des élus laissant ainsi libre cours à toutes les dérives, qu’elles soient d’ordre urbanistiques ou autres.

De véritables «bidonvilles», érigés en communes, pullulent à la périphérie même de la capitale, alors que les budgets dépensés sont faramineux. Telle est la résultante d’une gestion chaotique mêlant incompétence et gabegie.

Pourtant, ce ne sont pas les recommandations d’experts et des intervenants sur le terrain qui ont manqué pour amorcer une véritable politique de développement local. Que de rencontres dont les résolutions n’ont jamais été prises en compte !

Dans un contexte socioéconomique maintenu sous perfusion par la grâce des recettes des hydrocarbures à travers les financements sectoriels qui ont montré leurs limites pour n’avoir pas été en mesure d’engager un développement local durable, il est plus qu’urgent de susciter des réflexions à l’effet d’engager une nouvelle démarche de développement local par rapport aux enjeux liés à la question cruciale de diversification de l’économie.

Et au moment où les caisses de l’Etat sont vides, cela est assimilable à un multiple défi : technique, économique financier et humain. C’est le mandat électif le plus dur de l’Algérie indépendante, jugent des experts à propos des prochaines élections locales du 27 novembre.

Suite de l’entretien dans l’édition papier


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