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Pour remédier au problème de la liquidité : Les comptes commerciaux orientés vers les banques

23 mars 2021 à 10 h 30 min

Les opérateurs économiques disposant d’un registre du commerce et d’un compte postal sont tenus de domicilier leurs comptes au niveau des banques activant sur la place financière.

Dans l’objectif de donner un coup de pouce à la liquidité bancaire, le chef de l’Etat a donné instruction, avant-hier, lors du Conseil des ministres, afin d’orienter tous les comptes des commerçants vers les banques et de les fermer au niveau de la poste.

Cette directive constitue une autre mesure de la part des pouvoirs publics afin de contenir l’argent circulant hors circuit bancaire, et d’augmenter la liquidité bancaire qui peine à reprendre à un niveau appréciable depuis plusieurs mois.

Ainsi, selon le communiqué du Conseil des ministres, le président de la République «a ordonné la fermeture des comptes commerciaux et l’interdiction de leur ouverture au niveau d’Algérie Poste».

Estimant que ces comptes «devant être du ressort des banques dans l’objectif de régler le problème du manque de liquidité absorbée par les transactions commerciales».

De ce fait, les opérateurs économiques disposant d’un registre de commerce et d’un compte postal sont tenus de domicilier leurs comptes au niveau des banques activant sur la place financière, ainsi, la poste disposera uniquement des comptes des particuliers (ménages et retraités).

Toutefois, «une autorisation exceptionnelle d’ouverture de comptes courants postaux (CCP) est accordée au profit des commerçants dans les régions du Sud, qui ne disposent pas d’agences bancaires», ajoute la même source.

Pour rappel, la liquidité bancaire au niveau des banques a atteint, selon les derniers chiffres de la Banques d’Algérie, les 612 milliards de dollars durant le mois de novembre 2020, en enregistrant une hausse de 200 milliards, après la chute à 420 milliards durant le mois de septembre dernier.

Afin de faire face à ce problème, la Banque d’Algérie a pris plusieurs mesures, en l’occurrence, la baisse des réserves obligatoires à 2% durant le mois de février dernier. On se demande également si la récente émission du nouveau billet de 2000 Da n’est pas une opération de refoulement de la liquidité bancaire ?

Décisions coercitives comme dernier recours

Si les pouvoirs publics misent sur la finance islamique afin de bancariser une partie de l’argent hors circuit bancaire estimé à plus de 6000 milliards de dinars, il demeure que certaines décisions coercitives restent comme dernier recours des autorités pour convaincre les bailleurs de fonds de rejoindre la sphère formelle. Mais selon des spécialistes, la finance islamique peut drainer 15% au maximum du volume de la masse monétaire hors circuit officiel.

Un autre segment sur lequel les autorités sont en train de développer des moyens est la diversification des moyens de paiement, avec le lancement cette semaine du paiement mobile de la part de deux banques, le CPA et la BNA, ajoutant à cela l’obligation de la généralisation de l’utilisation des terminaux de paiement chez les commerçants d’ici la fin de l’année 2021, ce qui constituerait une autre solution pour maintenir la liquidité bancaire à un niveau important.

En jetant la balle dans le camp des opérateurs, ces derniers seront dans l’obligation de se conformer à la loi, cependant, vu le volume, ainsi que l’ampleur qu’a pris l’informel dans l’économie, il est fort à parier que ceux qui l’alimentent ne céderont pas aussi facilement.


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