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lundi, 18 octobre, 2021
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Mohamed Achir. Economiste : «L’élu ne doit pas être réduit à un simple ‘‘pare-choc médiateur’’»

12 octobre 2021 à 11 h 00 min

L’économiste Mohamed Achir revient dans cet entretien sur les prérogatives et le rôle de l’élu dans la gestion de la collectivité locale. Alors que la majorité des communes sont déficitaires et ne vivent que des aides de l’Etat, et face aux besoins immenses des populations, la problématique du développement local en cette période d’austérité budgétaire est mise en exergue.

– Il est beaucoup question ces jours-ci des collectivités locales, élections du 27 novembre prochain et rencontre gouvernement-walis obligent. Peut-on parler de développement local et existe-t-il réellement ?

Je pense que le développement local est avant tout l’engagement et l’implication effective des acteurs locaux. Il se base sur une approche de développement inclusif en partant du bas qui prend en considération les réalités économiques et socioculturelles spécifiques à chaque territoire et qui, également, mobilise les ressources et les énergies locales.

Nous ne pouvons pas, certes, nier l’existence d’actions du développement local programmées par les pouvoirs publics et les élus locaux dans toutes les communes et wilayas du pays, mais souvent ces opérations, dites de développement local comme les plans communaux du développement (PCD), sont émiettées et réduites réellement à la satisfaction des préoccupations urgentes et vitales des citoyens, à l’exemple de l’eau potable, assainissement des eaux usées, aménagement et revêtement des chemins, etc.

D’ailleurs, même ces opérations des PCD sont régies par une nomenclature bien définie que les élus de l’Assemblée populaire communale doivent respecter. Autrement dit, les élus ne peuvent initier ou proposer des opérations que dans le cadre de la liste prévue par cette nomenclature.

C’est le même cas pour les opérations centralisées du développement, les Plans sectoriels du développement (PSD) et les subventions accordées par la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales (CSGCL).

Ce qu’il faudrait retenir c’est que l’approche du développement en Algérie est très fortement centralisée et le champ d’actions locales est réduit dans les textes juridiques et très peu défini dans les politiques publiques de l’Etat.

Suite de l’entretien dans l’édition papier


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