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Surfacturation et fausses déclarations

 Le directeur général de l’OAIC limogé

16 juillet 2019 à 10 h 00 min

La décision de suspension de Mohamed Belabdi a été annoncée le 10 juillet suite à une réunion du gouvernement présidée par Noureddine Bedoui, qui s’était aussi soldée par la décision de fermeture de 45 minoteries pour «violation de la réglementation en vigueur», dont la surfacturation et les fausses déclarations.

Le directeur général de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), Mohamed Belabdi, a été limogé pour des allégations de «corruption». C’est ce qu’a rapporté hier l’agence Reuters en citant des sources proches du bureau du Premier ministre.

La décision de suspension de Mohamed Belabdi a été annoncée le 10 juillet suite à une réunion du gouvernement présidée par Noureddine Bedoui, qui s’était aussi soldée par la décision de fermeture de 45 minoteries pour «violation de la réglementation en vigueur», dont la surfacturation et les fausses déclarations.

Des enquêtes sont en cours afin de déterminer l’implication ou non de Mohamed Belabdi dans ces affaires de corruption, précisent encore les sources de Reuters. Le désormais ancien directeur général de l’OAIC «est accusé d’avoir gonflé des factures et fait de fausses déclarations», affirment les sources de Reuters.

Outre les 45 minoteries impliquées, des poursuites judiciaires pourraient concerner d’autres unités, dont le nombre n’est pas encore précisé, qui sont aussi à l’origine de fausses déclarations concernant leur capacité de production. L’infraction à la loi a été découverte par un groupe de travail chargé d’auditionner la filière blé dans le cadre de la stratégie de rationalisation des importations et la préservation des réserves de change.

Les dépassements recensés portent sur les capacités de production effective de ces minoteries et sur la surfacturation en vue de bénéficier indûment de quotas supplémentaires de blé tendre subventionné. Le groupe de travail a été instruit de poursuivre son audit devant être sanctionné par «un rapport exhaustif comportant aussi les raisons du retard accusé dans la réalisation de structures de stockage de céréales».

C’est en juin dernier qu’a été créé un comité de veille, de régulation, de contrôle et d’évaluation de la céréaliculture placé sous la coupe du ministère des Finances en association avec les ministères du Commerce, de l’industrie et de l’Agriculture. Ce comité en charge de l’audit a pour mission de «concevoir une approche claire, à court et moyen termes, en matière de rationalisation de la gestion et de l’importation des céréales».

Une réunion a eu lieu samedi dernier, sous la présidence de la ministre de l’Industrie, Djamila Tamazirt, regroupant les responsables du groupe public Agrodiv et ses filiales afin d’établir un plan d’action visant à pallier au déficit de l’offre que pourrait induire la fermeture des minoteries et d’éviter toute probable rupture ou perturbation dans l’approvisionnement du marché.

L’examen et l’évaluation des capacités de production et de stockage des moulins relevant du groupe Agrodiv ainsi que le réseau de distribution des filiales ont «permis de constater le potentiel dont dispose ces entités publiques», indiquait dimanche un communiqué du ministère de l’Industrie.

Décision a donc été prise, lors de cette réunion, «de mobiliser tous les moyens et de préparer la logistique nécessaire à l’effet de satisfaire la nouvelle demande du marché, notamment dans les régions concernées par la mesure de fermeture de minoteries». Les cadres du secteur ont aussi été instruits pour régler le problème d’approvisionnement des moulins publics en blé tendre par l’OAIC.

Ces moulins souffrent de ne pas recevoir les quotas leur permettant de fonctionner à 100% de leurs capacités pour satisfaire la demande nationale. L’OAIC est, pour rappel, la structure officielle chargée de la filière céréales et donc des importations de blé, d’orge et de maïs. Classée parmi les premiers importateurs au monde de blé, l’Algérie a importé pour 8,57 milliards de dollars de produits alimentaires en 2018, dont 3,1 milliards de dollars de céréales (semoule et farine).


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