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En vue de faire face à la baisse des recettes pétrolières

Le Conseil des ministres planche sur la LFC-2020

22 mars 2020 à 10 h 02 min

Le gouvernement tente de corriger le tir et de trier les priorités afin de parer au plus urgent.

L‘adoption de l’avant-projet de la loi de finances complémentaire (LFC 2020) est au menu du Conseil des ministres que présidera aujourd’hui Abdelmadjid Tebboune afin de remodeler le budget pour l’année en cours, au vu de la baisse drastique des ressources de l’Etat tirées des hydrocarbures.

Celles-ci ont déjà baissé d’un milliard de dollars depuis le mois de février, et risquent de poursuivre leur recul étant donné la situation du marché pétrolier caractérisé par une chute sans précédent des prix de l’or noir.

Au lieu des 6 milliards de dollars prévus dans les projections du gouvernement, ce sont seulement 5 milliards de dollars qui ont été captés par le Trésor public, selon les chiffres rendus publics par le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, qui a rappelé, il y a quelques jours, que la chute des recettes – qui risque de se s’accentuer – est due aux répercussions de la pandémie de coronavirus sur le marché mondial du pétrole, en plus de la baisse de la demande européenne sur le gaz.

Dans ce contexte difficile, le gouvernement tente de corriger le tir et de trier les priorités afin de parer au plus urgent. «Face aux incertitudes qui pèsent sur les perspectives économiques dans le monde en raison de l’épidémie de coronavirus et de la baisse des prix du pétrole, le gouvernement s’attelle à gérer d’une manière prudentielle et rationnelle les finances du pays avec, comme priorité, le maintien de l’engagement de l’Etat dans le financement du développement», a affirmé récemment, dans un entretien à l’APS, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad.

Selon lui, cette vision constitue le cadre de référence opérationnel de la mise en œuvre par le gouvernement de son plan d’action pour faire face à la baisse des prix du pétrole, à travers la réduction du gaspillage des ressources, la rationalisation des dépenses de fonctionnement et d’équipement et la promotion de manière soutenue d’une économie diversifiée, développant davantage l’économie réelle et son moteur l’entreprise nationale, créatrice de richesse.

M. Djerad a noté, dans ce cadre, que la conjoncture connaît depuis plusieurs semaines une «forte dégradation» en rapport avec l’évolution de la situation liée au coronavirus.

Il ajoutera que «cette situation impacte négativement nos ressources en devises et accentue les contraintes budgétaires déjà pressantes, ce qui nous interpelle pour l’adoption de mesures à caractère conjoncturel et structurel en vue d’aboutir au redressement de la situation financière», a-t-il expliqué.

Des mesures qui devront, selon lui, «permettre la consolidation des réserves de change en freinant le rythme de leur détérioration et de dynamiser la croissance économique en favorisant l’investissement à forte valeur ajoutée de nature à améliorer la situation de la balance des paiements».

Le Premier ministre avait ajouté que «le retour progressif aux équilibres macro-économiques doit constituer également un objectif permanent, en rationalisant les dépenses publiques, en ciblant les politiques de subvention et en éliminant les sources de gaspillage et les dépenses sans impact significatif sur l’amélioration du cadre de vie de nos populations», a-t-il soutenu.

Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, avait présenté, lors de la réunion du gouvernement du 18 mars 2020, une communication relative à l’avant-projet de loi de finances complémentaire pour l’année 2020.

Selon le département des Finances, les propositions de réaménagements formulées concernent de nombreux secteurs et tendent à apporter la souplesse demandée par les opérateurs économiques, notamment ceux porteurs de projets d’investissement, en particulier dans le domaine de la microentreprise et des start-up.

Lors de la même réunion le Premier ministre avait annoncé l’élaboration, avant la fin du premier semestre, d’une deuxième loi de finances complémentaire qui sera, elle, consacrée aux arbitrages et aux ajustements budgétaires.

Enfin, cette deuxième LFC ainsi que le projet de loi de finances pour 2021 permettront, également, de prendre en charge l’ensemble des mesures incitatives liées à la mise en œuvre des politiques sectorielles déclinées à partir du plan d’action du gouvernement.



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