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Le Brexit oblige à revoir le cadre des échanges dans une année

Vers un nouvel accord de coopération entre l’Algérie et le Royaume-Uni

26 février 2020 à 9 h 15 min

Les relations algéro-britanniques en phase d’ouvrir une nouvelle page. Après le Brexit, les deux pays ont une année pour finaliser un nouvel accord de coopération devant réglementer leurs échanges autres que le cadre de l’Union européenne. «Le Brexit est une étape importante pour le Royaume-Uni et pour nous aussi.

Nous n’aurons plus, dans une année, de cadre juridique bilatéral pour organiser notre partenariat, nous sommes tenus de préparer cet accord avant la fin de l’année. Je ne pourrais dire si nous allons opter pour un accord de libre-échange, même si je le souhaite, mais il faut commencer à mettre les jalons d’un accord gagnant-gagnant.

Nous devons travailler ensemble pour ne pas rater cette chance», indiquait hier Mohamed Hannache, directeur du département Europe aux ministère des Affaires étrangères, lors de l’ouverture des travaux du forum d’affaires algéro-britannique, à Alger.

Ce forum, organisé conjointement par le Forum des chefs d’entreprise (FCE) et la DMA, l’association britannique de commerce, a regroupé des hommes d’affaires des deux pays en présence du «Monsieur Algérie» du Royaume-Uni, Lord Risby. «C’est ma 17e visite en Algérie et j’ai bon espoir que nos relations, qui sont déjà excellentes, connaîtront avec cette période de transition davantage de progrès», note l’envoyé spécial du Premier ministre britannique pour la coopération avec l’Algérie.

Soulignant que la sortie du Royaume-Uni de l’Europe n’a aucunement altérer ses rapports avec le reste du monde, Lord Risby a vanté les mérites de l’économie de son pays et son souhait d’accompagner cette période de transition qui est en cours en Algérie. «Nous avons suivi avec intérêt et attention votre volonté de diversifier l’économie et nous avons les outils et le potentiel nécessaires pour vous y aider.

Nous avons apprécié les annonces du plan d’action de votre gouvernement en vue d’améliorer le climat des affaires et de développer notamment les nouvelles technologies, les start-up et l’énergie verte.

Nous sommes leaders en la matière et il y a un grand potentiel pour créer des partenariats entre nos deux pays. Les entreprises britanniques veulent faire des affaires en Algérie», assure le responsable anglais en notant que même l’agence britannique Uk Expert Finance, dotée de 3 milliards de dollars comme budget pour développer les investissements anglais, pourrait ouvrir une section en Algérie.

Mohamed Hannache enchaînera pour affirmer que l’Algérie ne fonctionnera plus comme avant et qu’elle va revoir complètement son mode de gouvernance afin de faciliter le partenariat gagnant-gagnant. «L’Algérie va changer et elle sera différente de ce que vous avez connu jusqu’à maintenant. Nous avons besoin de votre expertise en matière de start-up et de nouvelles technologies, mais aussi dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et du tourisme», affirme le responsable algérien avant de plaider pour un meilleur cadre d’échanges, notamment en matière de libre circulation des personnes.

«Il est impératif de changer les règles de mobilité entre les deux pays pour certaines catégories de personnes, comme les hommes d’affaires et les étudiants», dit-il. M. Hennache plaide aussi pour une aide britannique en vue de développer l’utilisation de la langue anglaise à travers, notamment, l’ouverture d’écoles d’anglais ou même d’écoles généralistes disposant de l’enseignement en anglais.

Et à l’ambassadeur britannique d’assurer que l’Algérie est aujourd’hui le bon endroit pour les hommes d’affaires anglais. Il dira au sujet de l’enseignement de l’anglais que des facilitations algériennes seraient les bienvenues pour accorder des licences d’ouverture d’écoles anglaises.

En termes de chiffres, la présence britannique en Algérie se limite à 13 projets inscrits au niveau de l’ANDI, représentant un montant de 40 millions de dollars.

Le Royaume-Uni occupe la 20e place en Algérie en termes d’investissement, 29e en termes de volume et 17e en termes de création d’emplois.

Les échanges commerciaux se sont élevés ces 5 dernières années à 2,4 milliards de dollars dont, avec 2,3 milliards de dollars d’exportations algériennes, essentiellement des hydrocarbures, et 783 millions de dollars d’importations.


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