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En réaction à différents facteurs

Le baril de brent à près de 67 dollars

13 juillet 2019 à 10 h 00 min

Belle remontée des cours du pétrole en cette fin de semaine. Hier, le baril de brent valait 66,99 dollars à Londres, en hausse de 0,71 cents par rapport à la clôture de jeudi. Le baril de Light Texas Intermediate valait à son tour 60,51 dollars, gagnant 0,51%.

Une tendance haussière expliquée par le faible niveau de l’offre mondiale de pétrole mais aussi par d’autres facteurs dont l’annonce d’une tempête tropicale, Barry, devant frapper la Louisiane, ce vendredi soir, et pouvant toucher 20% des installations pétrolières dans cette zone. «L’évacuation de 191 plateformes de pétrole et de gaz a déjà gelé 53% de la production d’or noir de la région», indique Ipek Ozkaedeskaya, analyste pour London Capital Group.

Ce fut une bonne semaine pour les cours qui devraient aussi profiter des tensions entre le Royaume-Uni et l’Iran, de la baisse de la production russe ainsi que de celle des stocks américains. Des facteurs combinés à la baisse de l’offre poussent les prix à la hausse, d’autant que l’offre de l’OPEP est réduite pour neuf mois supplémentaires.

Dans son rapport mensuel de juillet, publié jeudi, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole souligne qu’elle continuera à rester vigilante afin de promouvoir une stabilité durable du marché pétrolier. «La surconformité persistante des membres de la déclaration de coopération à leurs ajustements volontaires de la production témoigne de leur engagement indéfectible envers le processus de stabilisation du marché», note le rapport de l’OPEP.

L’engagement des membres de la déclaration de coopération (OPEP et non-OPEP) a été réaffirmé lors de la 6e réunion ministérielle tenue à Vienne au début du mois de juillet. Dans sa prévision sur l’état du marché en 2020, le rapport de l’OPEP s’attend à une croissance mondiale stable à 3,2%. Quant à la demande mondiale, elle devrait, selon le même rapport, s’établir à 1,14 Mb/j en 2019 et en 2020.

«On s’attend à une demande saisonnière vigoureuse en 2019, comme le montrent les tirages récents des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis», indique la même source. L’offre hors OPEP a été révisée à la baisse, selon ce rapport, en raison de l’extension des ajustements volontaires de la production par les pays prenant part à la déclaration de coopération ainsi que par le Brésil et la Norvège.

La 16e réunion du comité de suivi ministériel conjoint OPEP+ est prévue en septembre prochain à Abou Dhabi et la conférence ministérielle des Etats membres de l’Organisation aura, quant à elle, lieu les 5 et 6 décembre prochain à Vienne.

L’AIE est toutefois moins optimiste que l’OPEP. Dans son dernier rapport mensuel, l’agence estime que la récente décision de l’OPEP de prolonger l’accord de production «ne change par la perspective d’un marché pétrolier excédentaire».

L’AIE maintient ses prévisions de croissance de la demande mondiale pour 2019 et 2020, avec respectivement 1,2 mbj en 2019 et 1,4 mdj en 2020, et avertit que «le resserrement du marché n’est pas une question dans la période actuelle et tout rééquilibrage semble être repoussé dans le futur».

La révision à la baisse des estimations de la demande (0,45 mbj de baisse au deuxième trimestre 2019) est expliquée par le ralentissement de la demande en Europe, la fonte de la croissance en Inde et la baisse de la demande de carburants aux Etats-Unis.

– Brut algérien : Une chute de plus de 6 dollars en juin

Le prix brut de référence algérien, le Sahara Blend, a chuté en juin de 6,37 dollars, enregistrant un deuxième mois de baisse consécutif, impacté par les perspectives d’affaiblissement de la demande mondiale, a indiqué jeudi l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le prix moyen du baril de Sahara Blend est passé ainsi de 71,20 dollars le baril en mai à 64,83 dollars le baril en juin, soit une baisse de 8,9% dans l’intervalle d’un mois, selon le dernier rapport de l’Opep.

Le prix du Sahara Blend est établi en fonction des cours du brent, brut de référence de la mer du Nord, coté sur le marché de Londres avec une prime additionnelle pour ses qualités physico-chimiques appréciées par les raffineurs.

La baisse du pétrole algérien intervient dans un contexte de repli général des prix au marché pétrolier mondial. La moyenne du prix du panier de l’Opep a atteint en juin 62,92 dollars le baril, contre 69,97 dollars en mai (-7,05 dollars).

L’Opep explique cette chute par le sentiment qui domine le marché depuis plusieurs semaines, marqué par «les craintes d’un affaiblissement des perspectives économiques mondiales et du ralentissement de la croissance de la demande de pétrole face aux données économiques mondiales décevantes et à l’escalade des différends commerciaux».

Le rapport de l’Opep indique, par ailleurs, que la production de l’Algérie en juin dernier a atteint 1,006 million de barils par jour (mbj), soit en léger repli de 21 000 barils comparativement à la production moyenne de mai dernier (1,027 mbj). R. E.


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