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«L’aquaculture saharienne est une alternative à la pêche maritime en Algérie»

31 janvier 2011 à 3 h 00 min

– Monsieur le ministre, le constat semble pessimiste dans ce pôle régional…


Je constate de grandes difficultés de démarrage de la production au sein des projets initiés et majoritairement subventionnés par l’Etat. C’est une première expérience et il faut passer la vitesse supérieure. Mais je suis, bien au contraire, optimiste maintenant que les problèmes sont connus, que le terrain révèle des lacunes. Nous prendrons nos dispositions pour les aplanir et accompagner le décollage de la filière. Je suis là pour encourager les gens à aller de l’avant et démontrer l’intérêt de notre politique. C’est une politique dont les objectifs sont clairs : l’aquaculture est une alternative à la pêche maritime en Algérie.

 

La situation de la filière à Ouargla semble stationnaire voire à l’arrêt au moment où vous lancez un projet expérimental de crevette d’eau douce. N’est-ce pas de l’utopie ?


Ecoutez, il y a des problèmes intrinsèques aux projets, dont les fonds de roulement qui ne sont pas prévus par les études. Ce sont des problèmes inhérents aux promoteurs eux-mêmes, il faut qu’ils bougent. Le département ministériel n’a pas cessé de les accompagner en mettant à leur disposition jusqu’à l’aliment du poisson. La loi de finances 2011 supprime les droits de douane et prévoit des diminutions de 50% sur certaines importations. Nous intervenons sur toute la chaîne de production et désormais il nous faut absolument soumettre les producteurs à une obligation de résultat. Le poisson doit être disponible sur le marché national et à des prix compétitifs. Pour la crevette douce, les études effectuées par notre partenaire coréen ont démontré que de grandes possibilités sont offertes par le site de Hassi Ben Abdallah que nous venons de voir. C’est un partenaire solide, expert en la matière qui nous le dit et qui accompagnera le projet de a à z. La crevette d’eau douce de Ouargla n’est pas une utopie. Vous le verrez dans quelques années et cette station passera du stade expérimental à celui de la production, j’y veillerais.


La production ne décolle pas, des problèmes se posent avec acuité au niveau de la commercialisation et du marketing, le tilapia subventionné à 80% par l’Etat est vendu à 600 DA aux riverains et vous n’êtes pas pessimiste pour autant ?


Je vous dis que je suis là pour écouter les gens et les aider à surmonter ces problèmes. Ceux qui ne bougent pas seront mis devant leurs responsabilités, mais ceux qui expriment clairement leurs besoins seront accompagnés. Ils ont besoin de se faire connaître, les walis seront instruits de leur organiser des journées de vulgarisation et de dégustation. Le produit sera introduit dans les cantines scolaires comme à Ghardaïa où la ration coûte 35 DA comme nous l’a expliqué M. Rouani. Reste le problème des entreprises pétrolières réticentes à prendre le produit, il faut donc renforcer l’action marketing et démontrer la qualité et la compétitivité de ce poisson produit et livré localement.

Qu’en est-il des petits éleveurs ?


La subvention des petits projets aquacoles sera relancée courant 2011, rectifions le tir. Fini les grands projets qu’on ne peut pas maîtriser, nous avons compris l’intérêt d’aider les petits agriculteurs dont l’expérience en la matière est plus probante sur le terrain, dont l’innovation est réelle et dont les coûts d’investissement et d’exploitation sont maîtrisables.                      
 

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