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Le DG de l’OAIC affirme que les stocks de semoule sont suffisants : «La forte demande a perturbé le marché»

26 mars 2020 à 10 h 03 min

La pénurie est telle que, par exemple, dans la wilaya de Constantine, un calendrier par quartiers des différentes communes a été établi pour la distribution de la semoule.

Une très forte tension a été enregistrée depuis une semaine sur la semoule. Les vidéos montrant de longues files de personnes venues s’approvisionner de ce produit, encadrées souvent par des éléments des services de sécurité – avec quelquefois des rixes, au moment où la distanciation sociale est exigée pour cause de coronavirus – font le tour des réseaux sociaux.

La semoule est quasiment inexistante chez les revendeurs habituels. D’où l’affluence sur les points de vente improvisés par les autorités, notamment au niveau des minoteries qui ont, pour l’occasion, été autorisées à céder le produit directement au consommateur.

Qu’en est-il au juste ? S’agit-il d’un problème d’insuffisance des stocks ou du résultat de la spéculation engendrée par la forte demande ?

Du côté de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), il n’y a aucun problème d’approvisionnement des minoteries en céréales. Joint hier par téléphone, son directeur général, Abderrahmane Bouchahda, nous a confié que le problème est lié à la forte demande enregistrée ces derniers jours sur ce produit.

«Il y a des inquiétudes par rapport au coronavirus. Les gens ne savent pas combien de temps ils vont rester confinés. Les restaurants sont aussi fermés. Donc, se retrouvant chez eux, les citoyens préparent eux mêmes leur pain», nous a-t-il déclaré, en justifiant cette forte hausse par la demande.

D’après lui, l’OAIC livre même plus que d’habitude pour faire face à cette tension. «Pour absorber cette tension, nous avons avancé aux moulins une semaine de transformation.

Hier (mardi, ndlr) on a commencé avec les minoteries publiques, qui couvrent environ 30% des besoins, et aujourd’hui (mercredi ndlr) c’est au tour des privés», a-t-il ajouté. Toutefois, M. Bouchahda a précisé qu’il y a un problème de répartition géographique des moulins, étant donné que «certaines wilayas n’en disposent pas».

Tout en affirmant qu’il n’y a aucune perturbation jusque-là sur le marché international et que les stocks disponibles en Algérie sont suffisants, il a signalé que des points de vente ont été ouverts un peu partout, dans plusieurs wilayas, pour faire face à la hausse de la demande. Hadj Tahar Boulenouar, président de l’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA), va dans le même sens.

D’après lui, les réseaux de stockage, que ce soit au niveau de l’OAIC ou des minoteries, peuvent couvrir six mois de consommation. Lui aussi pense que c’est l’affluence générée par la crise sanitaire actuelle qui est à l’origine de cette tension. «Les quantités sensées couvrir un mois ont été écoulées en quelques jours.

Certains consommateurs ont stocké chez eux cinq, six sacs. Pour réorganiser tous cela, il faut une semaine jusqu’à dix jours», nous a-t-il confié, tout en signalant, bien évidemment, que quelques distributeurs ont stocké des quantités pour spéculer. Comme le montrent, a-t-il ajouté, les saisies opérées par les services de sécurité ces derniers jours.

Il y a trois jours, le directeur de la régulation et du développement des productions agricoles (DRDPA) au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Kherroubi, a déclaré à l’APS, que «si les minoteries assuraient auparavant l’approvisionnement du marché par 10 tonnes de semoule et de farine en dix jours, dans une région donnée, cette même quantité est épuisée en deux jours».

A noter que l’OAIC a prévu pour le mois en cours un approvisionnement des minoteries en blé tendre de l’ordre de 6,3 millions de quintaux, contre 5,8 millions de quintaux en février et 5,7 millions quintaux en janvier. Pour le blé dur, le chiffre est de 2,062 millions de quintaux pour mars contre 1,8 million eequintaux en février et 1,922 million de quintaux en janvier.

Dans une précédente déclaration, M. Bouchahda avait indiqué que «l’OAIC dispose de quantités considérables pour couvrir la demande actuelle qui est à son pic, outre un stock stratégique pour les demandes de l’année en cours».

Pour sa part, le directeur généra du groupe agro-industries Agrodiv, Addiche Kamel, a assuré que l’entreprise qu’il dirige fournit quotidiennement 90 000 quintaux de blé dur (semoule) et de blé tendre (farine) à 250 points de vente et dépôts de stockage à travers le territoire national.

Il faut signaler, par ailleurs, que malgré ces assurances, la situation reste tendue dans plusieurs régions. La pénurie est telle que, par exemple, dans la wilaya de Constantine, un calendrier par quartiers des différentes communes a été établi pour la distribution de la semoule.

Pour l’heure, la semoule reste introuvable dans les commerces. En tout cas, s’il s’agit concrètement d’un problème lié à la forte demande, le marché se stabilisera dans les tout prochains jours. Sinon, l’explication est certainement autre…



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