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dimanche, 17 février, 2019
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Avant-projet de la Loi de finances 2019

La facture des importations toujours élevée

29 août 2018 à 1 h 09 min

Dans un pays où les recettes d’hydrocarbures représentent 95% des revenus extérieurs, les exportations  de pétrole devraient s’établir à 33,2 milliards de dollars, soit un recul de 1% par rapport à l’année en cours, selon les prévisions du gouvernement.

L’Algérie peine toujours à réduire la facture des importations en dépit des mesures restrictives instaurées par le gouvernement pour contrôler les opérations de commerce extérieur.

L’Exécutif prévoit des importations à hauteur de 44 milliards de dollars l’année prochaine, en légère hausse par rapport aux prévisions de 2018 (43,6 milliards de dollars), a rapporté le site électronique TSA, citant le rapport de présentation de l’avant-projet de loi de finances 2019. Pour les deux prochaines années, les importations devaient s’établir à 42,9 milliards (2020) et à 41,8 milliards de dollars (2021).

Dans un pays où les recettes d’hydrocarbures représentent 95% des revenus extérieurs, les exportations des hydrocarbures devraient s’établir à 33,2 milliards de dollars, soit un recul de 1% par rapport à l’année en cours, selon les prévisions du gouvernement. Les exportations passeront respectivement à 34,5 et 35,2 milliards de dollars en 2020 et 2021.

Par conséquent, le déficit commercial, tel que prévu par le gouvernement, devrait s’établir à 10,4 milliards de dollars l’année prochaine. Cette baisse du déficit commercial s’expliquerait notamment par la hausse des recettes du pays en devises prévues, induite par une remontée des cours du pétrole. Le déficit commercial devrait continuer à baisser à 8,2 milliards puis à 6,4 milliards en 2020 et 2021.

S’agissant des soldes de la balance des paiements, ils devaient s’établir à -17,2 milliards de dollars en 2019, -14,2 milliards en 2020 et -14 milliards en 2021. Ainsi, le niveau des réserves de change devrait chuter à 62,47 en 2019 puis à 33,8 milliards de dollars, respectivement en 2020 et 2021.

Confrontée depuis 2014 à l’érosion de ses réserves de change et à la hausse de ses déficits, l’Algérie a multiplié les mesures pour rééquilibrer sa balance commerciale. Dernière mesure en date, l’institution d’un droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS), applicable aux marchandises importées, à un taux variant entre 30 et 200%.

Institué dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2018, ce nouveau dispositif de régulation du commerce extérieur remplace la suspension provisoire à l’importation, cible de critiques de l’Union européenne, premier partenaire commercial de l’Algérie, laquelle avait réclamé que les mesures engagées pour réguler les importations soient prises dans «le respect» de l’Accord d’association.

Etabli sur la base d’un baril de pétrole brut à 50 dollars et un taux de change de 118 DA pour un dollar, l’avant-projet de loi de finances table par ailleurs sur un taux de croissance de l’économie de 2,6% pour l’année 2019 (3,4% en 2020 et 3,2% en 2021) et un taux d’inflation de 4,5% (3,9% en 2020 et 3,5% en 2021).

A propos des recettes budgétaires, le gouvernement prévoit 6507,9 milliards de dinars en 2019, en hausse de 0,2% par rapport aux recettes prévues en 2018. Quant aux dépenses, elles se situeraient à 8502,2 milliards de dinars, en baisse de 1,5% par rapport à 2018. L’année prochaine, le déficit budgétaire devait s’établir à 9,2% par rapport au PIB.

Les dépenses de fonctionnement devraient augmenter de 7,5% à 4954,5 milliards de dinars. Par contre, le gouvernement prévoit une forte contraction des dépenses d’équipement. Dans le détail, les autorisations de programme reculeront à 2601,7 milliards de dinars (-6,1%) alors que les crédits de paiement se situeraient à 3547,7 milliards de dinars contre 4043,3 milliards de dinars en 2018, soit une réduction de 12,2%.

Alors que le pays subit depuis 2014 la chute des prix du brut, les dépenses liées aux transferts sociaux devraient s’élever à 1772,5 milliards de dinars, en hausse de 12,5 milliards (0,7%) par rapport aux prévisions de 2018. Ces dépenses sociales représenteraient 8,2% du PIB.

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