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La BAD publie les Perspectives économiques en Afrique pour 2021 : «La diversification économique, un impératif pour l’Algérie»

16 mars 2021 à 11 h 12 min

Selon l’édition 2021 des Perspectives économiques en Afrique, publiées par la Banque africaine de développement (BAD) sous le titre «De la résolution de la dette à la croissance : une feuille de route pour l’Afrique», l’Algérie pourrait renouer avec la croissance en 2021. «Dans ce cas de figure, il se produirait un rebond important de la croissance réelle, estimée à 3,4% du PIB en 2021.»

Un retour à un niveau élevé de croissance permettrait, selon la BAD, «une réduction importante du déficit budgétaire global, qui passerait à 10,3% du PIB en 2021 et à 8,7% en 2022». La tendance serait similaire pour le déficit de la balance courante, qui serait ramené, d’après la BAD, à 13,8% en 2021 et 11,1% en 2022.

Cependant, avertit la Banque, «l’Algérie devrait approfondir les mesures pour élargir l’assiette fiscale portée par la loi de finances de 2021, et mettre en place un programme visant à diversifier son économie, en vue de limiter la dette publique interne». Dans le cas contraire, «la forte dépendance de l’économie algérienne aux hydrocarbures continuera d’entraver ses perspectives de développement sur le moyen terme», indique la BAD.

Dans le volet «questions et options de financement», la BAD souligne que «dans la mesure où les autorités ont décidé de ne pas emprunter à l’extérieur, la dette publique de l’Algérie est essentiellement interne et a considérablement augmenté depuis 2016 pour financer le déficit découlant de la hausse des dépenses et de la baisse des prix des hydrocarbures. A la fin 2019, tandis que la dette publique externe représentait moins de 1% du PIB, la dette interne, y compris les garanties, était légèrement supérieure à 46% du PIB et pourrait augmenter dans les années à venir».

En termes de constat, la Banque note que la pandémie de Covid-19 a eu des répercussions importantes sur l’économie algérienne en 2020. Elle rappelle qu’outre ses conséquences néfastes sur le plan sanitaire, «la pandémie est venue aggraver d’autres facteurs négatifs, tels que la chute du prix du pétrole, ce qui a plongé l’économie algérienne dans la récession. Le PIB réel a baissé de 4,7% en 2020, après une très faible croissance de 0,8% en 2019».

Les mesures mises en place en Algérie pour contenir la Covid-19 ont eu, selon la BAD, «de sérieuses répercussions sur les secteurs des services et de la construction, qui ont connu de nombreuses suppressions d’emplois et la baisse des recettes des exportations de pétrole et de gaz a contribué à creuser davantage les déficits publics et externes». Ainsi, précise le rapport, «le déficit budgétaire a plus que doublé, passant de 5,6% du PIB en 2019 à 13,6% en 2020, sous la pression combinée d’une chute des recettes des hydrocarbures, qui représentent une large part des recettes publiques, et des dépenses publiques importantes afin d’atténuer les retombées économiques de la crise sanitaire».

Le déficit de la balance courante a également augmenté, note la BAD, «passant de 10% du PIB en 2019 à 14,8% en 2020, en raison de la forte dépendance du pays aux exportations d’hydrocarbures et des importations structurellement élevées». En conséquence, indique la BAD, «les réserves en devises ont graduellement baissé, pour atteindre un niveau couvrant seulement 12 mois d’importations à la fin de 2020, alors qu’il en couvrait 13,6 mois à la fin de 2019».

Afin de fournir aux banques une liquidité supplémentaire pour financer l’économie, la Banque d’Algérie a nettement baissé, précise le rapport, le ratio des réserves obligatoires à 3% en septembre 2020, alors qu’il était de 12% en février 2019. «En 2020, l’inflation était de 2,4%, comparativement à 2% en 2019. Toutefois, si le gouvernement recourt au financement monétaire du déficit budgétaire, il pourrait sur la durée restreindre l’objectif de la politique monétaire de limiter les flambées inflationnistes», rappelle encore la BAD dans le chapitre consacré aux évolutions macroéconomiques et financières récentes.

A l’échelle du continent, la BAD estime dans son rapport annuel que l’Afrique devrait connaître une croissance économique de 3,4% en 2021, estimant cependant que le choc de la pandémie et la crise économique qu’elle a provoquée ont eu des implications directes sur les soldes budgétaires et le fardeau de la dette des pays. Le ratio moyen dette/PIB de l’Afrique devrait augmenter de 10 à 15 points de pourcentage à court et moyen termes.


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