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Selon le patron de l’AIE : «La demande de pétrole n’atteindra pas son niveau pré-pandémique avant 2022»

15 octobre 2020 à 10 h 57 min

La demande mondiale de pétrole pourrait ne pas retrouver son niveau d’avant la pandémie – d’environ 100 millions de barils/jour – avant au moins 2022, selon le patron de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, qui s’exprimait hier dans une interview accordée à l’agence S&P Global Platts.

Malgré des signes de reprise en Asie, le patron de l’AIE tempère les prédictions enthousiastes en estimant notamment que les indices de relance de la demande s’estompent au fur et à mesure que de nouvelles restrictions sont réintroduites par de nombreux pays, ce qui affecte leurs économies.

«Il est trop tôt pour savoir quand ou si la demande reviendra au niveau de 100 millions de b/j que nous avons vu en 2019, mais sur la base de nos estimations pour 2020 et 2021, cela ne se produira pas avant 2022 sur une base annuelle et peut-être plus tard», a déclaré, à Platts, le directeur exécutif de l’AIE, en marge d’une réunion ministérielle organisée hier au Japon sur l’énergie de l’hydrogène.

Interrogé sur le pic de la demande de pétrole, Birol a déclaré : «Il est trop tôt pour dire que la demande a déjà atteint un sommet.»

L’AIE voit actuellement la demande mondiale de pétrole chuter de plus de 8 millions de b/j en 2020, puis se redresser de plus de 5 millions de b/j en 2021, ce qui signifie que la demande en 2021 sera inférieure de près de 3 millions de b/j par rapport à 2019, a-t-il souligné.

«Une grande partie du déficit est due à la crise dans le secteur de l’aviation, et nous ne pouvons pas savoir à quelle vitesse la demande de carburéacteur va se redresser», a déclaré Birol.

«Cependant, dans d’autres secteurs de transport, par exemple les voitures particulières, les camions et le transport maritime, ainsi que pour la pétrochimie, on s’attend à une croissance à long terme.»

L’AIE estime actuellement que l’approvisionnement mondial en pétrole en 2025 sera d’environ 2 millions de b/j inférieur à ce que l’on prévoyait auparavant, a déclaré Birol.

«Si les investissements restent inférieurs plus longtemps, le déficit de production sera plus important», a-t-il estimé. Et d’ajouter «Si – comme nous l’espérons – l’économie mondiale se rétablit rapidement, il en sera de même pour la demande de pétrole, mais si les investissements sont limités, cela augmente le risque qu’il n’y ait qu’un petit coussin de capacité de production disponible.»


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