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mardi, 25 septembre, 2018
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Innovation : L’Algérie à la traîne

12 juillet 2018 à 0 h 09 min

Le progrès est dans l’innovation ; si on rate l’innovation, on compromet notre avenir.

Dans une nouvelle édition du Global Innovation Index, un indice livré chaque année par Cornell University, et mesurant le degré d’innovation dans les économies du monde, il est bien triste de constater la place qu’y occupe l’Algérie. Sur un total de 126 pays ou économies, l’Algérie est classée à la médiocre 110e place juste avant le Cameroun et le Mali.

Un classement bien loin de celui qu’occupe la Tunisie (66e), le Maroc (76e), l’Egypte (95e) ou encore l’Arabie Saoudite (61e) et Oman (66e) mais surtout les Emirats arabes unis (38e). En Afrique, l’Afrique du Sud est la première économie encourageant l’innovation et occupe la 58e place mondiale. Le Kenya est 78e, le Botswana 91e, la Tanzanie 92e, la Namibie 93e et le Rwanda est classé à la 99e place.

«Le défi actuel pour l’économie mondiale consiste à atteindre une croissance soutenue pour les prochaines années, et il y a dans ce sens un besoin de prioriser les politiques qui favorisent de nouvelles sources de croissance tirées par l’innovation», précise l’indice GII. C’est dire l’importance de miser sur les idées novatrices pour créer une dynamique de développement de l’économie.

Il est malheureux de constater que l’Algérie, malgré tous les moyens humains et matériels dont elle dispose, obtient des scores très faibles dans toutes les catégories de classement qu’énumère cet indice de l’année 2018. Elle est classée 102e en termes de climat des affaires et de facilitation institutionnelle pour le lancement de nouvelles affaires.

Elle se positionne aussi à la 80e place sur 126, dans la catégorie recherche et production scientifiques favorisant le développement. L’Algérie est aussi classée à la 118e place mondiale en termes d’accès aux crédits, de protection des jeunes investisseurs et d’environnement concurrentiel favorable.

Dans la catégorie «sophistication des affaires», l’Algérie obtient un très faible score de 20 points lui conférant la 114e place mondiale, preuve sans conteste de l’absence d’un environnement favorable à l’innovation ou à la création d’un business novateur.

Enfin, dans la catégorie «exportation de savoir, d’actifs, de biens et services créatifs et de contenus créatifs multimédias et en ligne», l’Algérie obtient le score de 14,7 points et se classe à la 116e place. Des positionnements et classements qui montrent que le plus grand pays d’Afrique refuse ou s’obstine à ne pas suivre la marche mondiale pour le développement.

«Le paysage mondial de l’investissement dans la science et la technologie ainsi que dans l’éducation et le capital humain a subi d’importants changements positifs au cours des trois dernières décennies. Aujourd’hui, innovation et recherche et développement (R&D) sont une ambition politique sérieuse dans la plupart des économies en développement et dans toutes les régions du monde», indique le rapport GII.

En 20 ans, les dépenses allant à la recherche et au développement ont plus que doublé dans le monde. Et la tendance actuelle est à la poursuite de l’investissement dans l’innovation afin de booster la croissance et éviter les situations de crise.

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