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Indices

04 septembre 2018 à 1 h 25 min

7,5% des Vénézuéliens ont fui la misère

Une douzaine de pays ont confirmé leur participation à la réunion, qui s’est tenue hier et se poursuivra aujourd’hui dans la capitale équatorienne, Quito, sur la migration vénézuélienne, a annoncé le ministère équatorien des Affaires étrangères. Les pays qui ont confirmé jusqu’à présent leur participation sont l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Mexique, le Panama, le Paraguay, le Pérou, la République dominicaine, l’Uruguay en plus du pays hôte, l’Equateur, a précisé le ministère. L’Equateur avait invité les chefs de la diplomatie des douze Etats de la région, ainsi que le Venezuela, à une réunion régionale afin de discuter du flux important de migrants qui fuient ce pays en crise.

Des centaines de milliers de Vénézuéliens ont fui la grave crise économique et politique qui sévit dans leur pays. Mardi dernier, le secrétariat national à la Communication (Secom) avait annoncé que plus de 640 000 Vénézuéliens sont entrés en Equateur depuis le début de l’année 2018, dont 18% ont choisi de résider dans le pays. Au total, l’Equateur a accueilli 641 353 Vénézuéliens depuis janvier dernier, dont 115 690 sont restés dans le pays, a précisé le Secom dans un communiqué relayé par les médias. L’ONU évalue à 2,3 millions le nombre de personnes ayant fui, ces dernières années, la misère au Venezuela, soit 7,5% de sa population de 30,6 millions, selon le dernier recensement.

Vers une inflation de 1 000 000%

L’inflation au Venezuela devrait s’accélérer de 1 000 000% d’ici la fin de l’année et le PIB du pays, en crise financière et humanitaire, devrait se contracter de 18% en 2018, selon des prévisions du FMI publiées lundi 23 juillet et rapportées par Franceinfo. Cette dernière cite Alejandro Werne, un des responsables du Fonds monétaire international, qui affirmait : «Nous projetons une poussée de l’inflation de 1 000 000% d’ici la fin 2018, ce qui signifie que le Venezuela est dans une situation similaire à celle de l’Allemagne en 1923 ou à celle du Zimbabwe à la fin des années 2000.» Le responsable du FMI a indiqué que les pays voisins risquent d’être de plus en plus exposés aux répercussions de l’effondrement de l’économie vénézuélienne.

La pénurie de nourriture, les difficultés croissantes pour accéder aux soins de santé, à l’électricité, à l’eau, aux transports, combinées aux problèmes d’insécurité, ont fait fuir en masse la population qui se réfugie, notamment, en Colombie et au Brésil. Selon lui, «le Venezuela reste englué dans une profonde crise économique et sociale». Et en 2018, le pays pétrolier enregistrera une récession à deux chiffres pour la troisième année d’affilée, a-t-il précisé. La contraction du PIB devrait être pire qu’escompté au printemps (-3 points de pourcentage) et encore plus marquée qu’en 2017 (-16,5%) alors que la production de pétrole, principale ressource du pays, continue de s’effondrer, selon l’analyse du responsable du FMI.

La nouvelle monnaie «bolivar souverain» réglera-t-elle la crise ?

Pour endiguer la crise qui frappe son pays, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a décidé de remplacer le bolivar par une autre monnaie appelée «le bolivar souverain». Celui a été mis en circulation le 20 août dernier. Le billet de 100 000 bolivars est devenu une pièce de 1 bolivar souverain (Bs.S). le billet de 500 bolivars a été conservé : il est devenu la plus grosse coupure. Les autres nouveaux billets sont de 2, 5, 10, 20, 50, 100 et 200 bolivars souverains (Bs.S). Il y aura aussi une autre pièce, celle de 50 cents. Cinq zéros ont été supprimés de l’ancienne monnaie. Pour le chef de l’Etat vénézuélien, qui avait alors reconnu l’échec de sa politique économique, cette décision était inéluctable. Selon lui, il était nécessaire de passer par une dévaluation monétaire afin de contrer les conséquences de l’hyperinflation qui frappe le Venezuela.

Le bolivar souverain sera indexé à la valeur du «petro», la crypto-monnaie créée par le président Maduro pour contourner le manque de liquidités et tenter de contrer les sanctions financières adoptées par Washington. Selon des experts interrogés par l’AFP, rapportait le journal La Tribune, «enlever cinq zéros à la monnaie vénézuélienne pourrait, certes, éviter dans l’immédiat un effondrement du système de paiement, mais cette pratique aurait ses limites. Il ne s’agirait même que d’une ‘‘rustine’’ sur une économie déjà très mal en point». Le directeur de l’institut Econometrica, Henkel Garcia, cité par l’agence, estime que la durée de vie des nouveaux billets vénézuéliens ne dépassera pas les six mois. «Ils seront bientôt obligés de supprimer d’autres zéros», a-t-il prédit à l’AFP.


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