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Importations : Le gouvernement compte lever l’interdiction sur certains produits

08 septembre 2018 à 0 h 45 min

Le gouvernement envisage de lever «dans les prochains jours» l’interdiction d’importation de certains produits, a annoncé, jeudi dernier à Bordj Bou Arréridj, le ministre le Commerce, Saïd Djellab, cité par l’agence APS.

Selon lui, la levée de l’interdiction d’importation sera appliquée à un certain nombre de produits en fonction des besoins du marché national. En revanche, Saïd Djellab a fait savoir que le produits autorisés à nouveau à l’importation seront soumis à une toute nouvelle taxe afin d’encourager la production nationale. Le ministre a évoqué, par ailleurs, une stratégie nationale s’étalant sur cinq ans (2019/2023) qui sera mise en place afin promouvoir les exportations hors hydrocarbures. La stratégie en question aura pour objectif de diversifier l’économie nationale, a-t-il affirmé. Les exportations hors hydrocarbures atteindront à la fin de l’année en cours seulement 1,6 milliard dollars.

Il a insisté, dans ce contexte, sur l’importance de l’investissement privé dans la stratégie de diversification de l’économie du pays. Confrontée depuis 2014 à l’érosion de ses réserves de change et à la hausse de ses déficits, l’Algérie a multiplié les mesures pour rééquilibrer la balance commerciale. Dernière mesure en date, la mise en place d’une liste de près d’un millier de produits interdits d’importation. Pour ceux qui échappent à cette interdiction, le nombre de marchandises soumises à la taxe intérieure de consommation au taux de 30% a augmenté, ainsi que celui des produits soumis à des droits de douane de 60%. Des mesures qui ne sont pas du goût de l’Union européenne, premier partenaire commercial de l’Algérie. L’UE avait réclamé que les mesures engagées par l’Algérie pour réguler ses opérations de commerce extérieur soient prises dans «le respect» de l’Accord d’association signé en 2002.

Pressé par son partenaire européen, le gouvernement a encore changé sa politique en décidant de surtaxer les marchandises plutôt que d’interdire leur importation. D’ailleurs, la loi finances complémentaire 2018 avait institué un Droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS) applicable aux opérations d’importation de marchandises, qui est fixé entre 30% et 200%, qui sera perçu en sus des droits de douane.

Ce nouveau dispositif d’encadrement des importations, dont l’entrée en application est prévue pour le mois de septembre en cours, remplacera la suspension provisoire à l’importation. En dépit des mesures restrictives instaurées par l’Etat depuis 2016 pour contrôler son commerce extérieur, l’Algérie peine toujours à réduire la facture des importations. L’Exécutif prévoit des importations à hauteur de 44 milliards de dollars l’année prochaine, en légère hausse par rapport aux prévisions de 2018 (43,6 milliards de dollars), selon le rapport de présentation de l’avant-projet de loi de finances 2019. Pour les deux prochaines années, les importations devaient s’établir à 42,9 milliards (2020) et à 41,8 milliards de dollars (2021). 

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