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Importation de véhicules de moins de trois ans : Rien n’est encore décidé

07 juillet 2019 à 9 h 15 min

Le groupe de travail intersectoriel chargé d’examiner la question de la reprise de l’importation des véhicules de moins de trois ans n’est pas arrivé à une conclusion. C’est ce que rapportait hier l’APS en citant un responsable du ministère de l’Industrie et des Mines. «Il y a un groupe de travail qui a été installé, dont nous (ministère de l’Industrie) faisons partie. Mais pour le moment il n’y a pas encore de conclusion» souligne Mustapha Hamoudi, directeur général du développement industriel et technologique.

Une déclaration qui vient confirmer le caractère politique de cette décision annoncée en mai dernier en plein mouvement de révolte populaire contre le système politique. L’annonce en avait été faite comme une grâce accordée aux citoyens pour pouvoir s’octroyer des véhicules de l’étranger et échapper au diktat des concessionnaires automobiles locaux. Mais les spécialistes ont vite crié au populisme et averti contre les retombées d’une levée subite de l’interdiction d’importation de ce type de véhicules. Le responsable du ministère de l’Industrie, interviewé par l’APS, n’a pas voulu aborder l’impact négatif de cette décision sur l’économie nationale, il s’est contenté de noter qu’«aucune conclusion n’a été encore établie sur cette éventualité».

Le ministère des Finances et celui du Commerce avaient été chargés en mai dernier d’élaborer une «conception sur les mécanismes juridiques permettant au citoyen d’importer les véhicules d’occasion», mais l’œuvre semble bien plus compliquée que cela ne paraissait au moment de son annonce. «L’un des objectifs de l’importation des véhicules d’occasion est de faire pression sur les prix des véhicules fabriqués localement. Cela va constituer un facteur externe favorisant la baisse des prix, et permettra de donner une chance au citoyen d’acquérir un véhicule selon ses moyens», disait Saïd Djellab, ministre du Commerce en mai dernier. Les experts et analystes économiques ont vite réagi en avertissant que ces importations de véhicules d’occasion feront de l’Algérie «la poubelle de l’Europe». Ceci en notant que l’impact d’une telle opération sur la valeur du dinar serait des plus graves.

«L’Etat n’abandonnera pas les entreprises en difficulté»

Interrogé par l’APS sur le sort des entreprises dont les propriétaires se trouvent incarcérés pour des affaires de corruption, Mustapha Hamoudi a affirmé que l’Etat n’abandonnera pas ces entreprises se trouvant en difficulté. «L’Etat a mis en place un dispositif de sauvegarde de l’outil de production nationale avec un Comité ad hoc, présidé par le ministre des Finances. A travers ce dispositif, l’ensemble de ces situations, seront prises en charge» précise ce responsable à l’APS. Ceci en notant que l’objectif de ce dispositif est de ne pas abandonner ces entreprises pour qu’il n’y ait aucun impact «sur l’approvisionnement du marché, la réalisation des projets et la fourniture des prestations éventuellement concernées par ces situations». Le même responsable du ministère de l’Industrie affirme que tous les secteurs industriels et économiques seront concernés par cette décision, notamment celui de l’industrie automobile.


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