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Gestion des ports commerciaux : Deux nouveaux partenariats en préparation

16 février 2020 à 10 h 04 min

«Deux partenariats sont en cours de négociation pour la création de joint-ventures permettant de gérer et d’exploiter, à partir de 2021, les terminaux à conteneurs, à l’instar de ce qui se fait actuellement à Béjaïa, Djen Djen (Jijel) et Alger», a déclaré le PDG de Serport, Djelloul Achour.

Le partenariat étranger dans le cadre de la gestion des ports algériens va s’étendre, dès 2021, au port d’Oran et à un autre port à l’est du pays, probablement Skikda ou Annaba, selon le PDG du groupe Services portuaires (Serport), Djelloul Achour.

Il s’agit de joint-ventures qui permettront aux nouveaux partenaires de prendre en main le suivi des terminaux à conteneurs. «Deux partenariats sont en cours de négociation pour la création de joint-ventures permettant de gérer et d’exploiter, à partir de 2021, les terminaux à conteneurs, à l’instar de ce qui se fait actuellement à Béjaïa, Djen Djen (Jijel) et Alger», a déclaré, à l’APS, le PDG de Serport, estimant que les deux projets de partenariat suscitent d’ores et déjà «beaucoup d’intérêt de la part des exploitants portuaires internationaux».

Le terminal à conteneurs de Béjaïa est exploité depuis 2005 en partenariat avec la firme singapourienne Portek, alors que ceux d’Alger et de Djen Djen sont pris en charge par le groupe émirati DP World, en partenariat avec les entreprises portuaires algériennes depuis 2009.

Interrogé sur son évaluation de ces partenariats, le PDG de Serport a fait part de sa satisfaction : «Avec la sérénité constatée en matière de résultat, je pense que nos partenariats fonctionnent très bien pour le moment.»

Le PDG du groupe Serport rappelle cependant que son entreprise a mis terme, en novembre dernier, à son partenariat avec DP World dans le projet de digitalisation des services portuaires.

«Nous avons jugé ce partenariat très déséquilibré. Il y a avait de l’engouement de la part de notre partenaire, mais nous avons préféré le résilier et opter pour une solution algérienne», a expliqué M. Achour.

Il est à savoir que le contrat résilié avait été conclu en octobre 2015 entre l’Entreprise portuaire d’Alger et la société émiratie Dubai Ports World (DPW), en vue du «développement d’un guichet unique électronique aux ports d’Alger, Oran et Skikda et son extension dans une seconde phase aux autres ports du pays».

Un délai d’un an avait été annoncé alors pour rendre le projet opérationnel à Alger, et une projection sur trois ans pour une généralisation à l’ensemble des enceintes portuaires.

Le partenaire émirati devait prendre en charge les aspects technologiques en installant les équipements et en assurant le transfert du savoir-faire à travers la formation de tout le personnel algérien aux nouvelles formalités en vue d’arriver à «algérianiser» toutes les procédures dans un délai de cinq ans, au bout desquels Dubai Trade ne devait garder que la partie management du projet.

Guichet unique, un projet qui traîne en longueur

La finalisation du projet a cependant traîné en longueur, malgré plusieurs annonces enthousiastes. Ainsi, le guichet unique du port d’Alger, permettant une totale dématérialisation des opérations administratives, douanières et fiscales, avait été annoncé pour fin 2017, sans que les délais aient été respectés.

Aujourd’hui, le projet est finalement retiré aux émiratis, selon le PDG de Serport, et confié aux compétences nationales. Reste à savoir si les nouvelles échéances annoncées seront respectées pour qu’enfin les délais soient écourtés et les procédures informatisées et débureaucratisées.

Le PDG de Serport se veut en tout cas confiant, estimant que «malgré l’abandon du partenariat, le nouveau système conçu par des compétences algériennes et avec des moyens nationaux devrait être opérationnel d’ici la fin de l’année en cours».

Par ailleurs, M. Achour affirme que les capacités des ports commerciaux algériens, en matière de trafic de conteneurs, vont tripler d’ici 2021, pour atteindre 6 millions d’équivalent vingt pieds (EVP) contre 2 millions d’EVP actuellement.

Le PDG de Serport, cité par l’APS, indique que les ports algériens vont gagner 4 millions d’EVP additionnels à la faveur des projets de réalisation et d’extension des terminaux à conteneurs en cours de réalisation.

Il s’agit des projets de construction du terminal à conteneurs de Djen Djen (Jijel) doté d’une capacité de 2 millions d’EVP, d’extension-développement du terminal d’Alger qui va accroître ses capacités à 1 million d’EVP, d’extension-développement du terminal d’Oran qui va augmenter ses capacités à 1,5 million d’EVP.

Le port de Annaba va mettre également en place son terminal à conteneurs d’une capacité de 600 000 EVP, alors que le port de Béjaïa va augmenter ses capacités à 300 000 EVP prochainement, selon Djelloul Achour.

Ce dernier souligne, en outre, qu’un quai minéralier est en cours de construction au port d’Arzew en vue de traiter les opérations du complexe sidérurgique Tosyali Algérie à l’import et à l’export.

Le responsable affirme aussi qu’un appontement minéralier va entrer en exploitation dans quelques mois, au niveau du port de Djen Djen, pour permettre de prendre en charge les activités du complexe sidérurgique Algerian Qatari Steel (AQS).

Concernant le quai minéralier de Annaba, qui s’inscrit dans le cadre du mégaprojet de phosphate, le PDG de Serport a expliqué que les appels d’offres avaient été relancés il y a un mois, et que son budget – équivalant à 75 milliards de dinars – est disponible.

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