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dimanche, 20 janvier, 2019
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A l’image de la tripartite économique d’octobre dernier, qui devait servir de socle à la relance de l’industrie, celle annoncée pour ce mois de février pour répondre à de grandes attentes sociales paraît déjà tout aussi vouée à n’accoucher que de creuses promesses électroralistes.

Faux-fuyants pour faux débat

04 février 2014 à 10 h 00 min

Sauf décision d’amorcer une éventuelle démarche de révision du fameux article 87 bis, qui entraînerait un rehaussement  à grande échelle des revenus salariaux, la prochaine tripartite sociale risque fort de ne tourner qu’autour de la question, somme toute accessoire, de la restauration du crédit à la consommation, exclusivement pour l’acquisition de produits locaux. D’ores et déjà, le débat sur cette question paraît étriqué, dès lors que la production locale dont il est question semble se limiter, en fait, à de futurs véhicules que le constructeur français Renault devrait fabriquer ultérieurement en Algérie.

Une simple clause de partenariat pour donner effectivement une chance aux futures voitures à produire localement d’être compétitives face au foisonnement de marques d’importation…? Probablement ! Le fait est que les décideurs en place aiment surtout tergiverser sur tant de questions, qu’elles soient essentielles ou subsidiaires, sans jamais aller dans une démarche cohérente où l’orthodoxie économique serait un tant soit peu de mise. Au sujet du retour au crédit à la consommation, le ministre des Finances est venu nous prendre à nouveau à contre-pied en insistant, avant-hier à l’APN, non plus sur la nécessité de favoriser une production locale, mais sur l’impératif de mettre en place une centrale fonctionnelle pour protéger les ménages contre le surendettement. Le gouvernement, a-t-il ainsi jugé utile de préciser, «n’a aucun problème avec un retour du crédit à la consommation à condition de créer une centrale des risques».

Une précaution logique, faut-il en convenir. Si ce n’est que cette fameuses centrale, assurent les professionnels des banques, existe déjà bel et bien au niveau de la Banque d’Algérie. Et si elle n’est pas encore fonctionnelle, expliquent-ils, c’est que les banques qui collectent tant d’épargne auprès des ménages, ne leur distribuent en revanche que peu de crédit ; surtout depuis la suspension en 2009 du crédit automobile. C’est dire qu’entre l’idée de prémunir les ménages contre des risques de surendettement, celle de favoriser une production nationale qui n’existe presque pas et l’argument de contenir l’importation, alors qu’elle est de toutes façons incompressible sans une industrie nationale, la question du retour au crédit à la consommation prend clairement l’allure d’un débat creux pour meubler une rencontre tripartite avant l’élection.
 

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