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Projet de loi de finances pour une difficile année 2020 : Endettement extérieur et nouvelles taxes pour réduire le déficit

28 septembre 2019 à 10 h 03 min

La mouture du PLF-2020 prévoit des budgets de fonctionnement et équipement (dépenses) en deçà des seuils de l’année 2019, soit 7773 milliards DA (mds DA), avec un budget de fonctionnement de l’ordre de 4893 mds DA et de 2880 mds DA pour l’équipement.

L‘année 2020 sera une année difficile pour les Algériens. C’est ce qui ressort du communiqué du Conseil du gouvernement de mercredi dernier, même s’il assure ne pas toucher aux subventions.

Le gouvernement de Bedoui a consacré une deuxième lecture au projet de loi de finances 2020 et fait ressortir «l’impératif retour à un processus budgétaire marqué par la rigueur dans le cadre d’une approche globale consacrant la rationalisation et l’assainissement des ressources financières».

Avec un taux de croissance prévisionnel de 1,8% du PIB, la mouture du PLF- 2020 prévoit des budgets de fonctionnement et équipement (dépenses) en deçà des seuils de l’année 2019, soit 7773 mds DA, avec un budget de fonctionnement de l’ordre de 4893 mds DA et de 2880 mds DA pour l’équipement.

«Ce niveau de dépenses courantes devra préserver les dépenses incompressibles, à l’instar des salaires, des charges de la sécurité sociale et celles relatives au bon fonctionnement des structures publiques et à la prise en charge des besoins sociaux des catégories vulnérables», indique le communiqué.

Le niveau des recettes prévues pour 2020 est de 6239,7 mds DA, marquant une baisse de 7,72% par rapport à la clôture de l’exercice 2019.

Les recettes fiscales ordinaires s’élèveront de 8,6% et atteindront 3030 mds DA, alors que la fiscalité pétrolière marquera une baisse pour s’afficher à 2200,3 mds DA contre 2714,5 mds DA en 2019. Ainsi, le déficit budgétaire s’établira à 7,2% du PIB, avec un montant de 1533,4 mds DA, tandis que le solde global du Trésor se situera autour de 2435,6 mds DA, soit 11,4% du PIB.

Si le gouvernement a convenu de recourir à l’endettement extérieur auprès d’institutions financières internationales, pour réduire le déficit et permettre la relance de l’investissement, il a aussi décidé d’élargir l’assiette fiscale, notamment en introduisant de nouveaux impôts et taxes sur la fortune et les biens.

«Il a été décidé de mettre en place des mécanismes permettant de recouvrer tous les impôts, taxes et droits au profit du Trésor et des collectivités locales, selon une nouvelle vision pragmatique réunissant toutes les conditions nécessaires pour que tout responsable des opérations de recouvrement s’engage à atteindre le résultat fixé au préalable avant le début de chaque exercice», explique le communiqué du gouvernement en notant qu’un groupe de travail a été installé sous la supervision du ministre des Finances, regroupant les secteurs de la Justice, de l’Intérieur et de l’Habitat à l’effet de proposer toutes les mesures permettant de concrétiser cette propositions à partir de 2020.

Les start-up auront la part belle en bénéficiant d’exonération d’impôts et de facilitation d’obtention d’assiettes foncières ou de locaux commerciaux. Le communiqué du gouvernement n’a pas évoqué dans le détail les mesures liées au renforcement des taxes et impôts.

Mais selon l’ancienne mouture du PLF-2020, une augmentation de la TVA est prévue pour atteindre 20% au lieu de 19%, aussi il faut s’attendre à une augmentation des coûts de l’assurance automobile avec des tarifs supplémentaires, variant entre 1500 DA pour les véhicules de tourisme à 3000 DA pour les engins roulants, à payer avec la souscription au contrat d’assurance par le propriétaire du véhicule.

Aussi, l’imposition d’une nouvelle taxe d’entrée aux non-résidents voyageant en Algérie avec leurs véhicules, s’élevant à 6000 DA. Par ailleurs, et selon le communiqué du Conseil du gouvernement, les agriculteurs seront tenus d’acquérir le matériel agricole local, afin d’encourager la production nationale.

De plus, quatre zones industrielles seront créées pour être dédiées à l’innovation en bénéficiant d’avantages financiers. Il sera question ainsi de la création de zones économiques pour le développement des zones frontalières au Sud, de zones économiques pour le développement des hautes technologies, des zones économiques pour le développement du commerce logistique et des services, et des zones industrielles intégrées.  


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