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Elles seront de 51 MDS USD à la fin décembre 2020 : Les réserves de change à 62 milliards de dollars

04 février 2020 à 10 h 02 min

La loi de finances prévoit une baisse à 51,6 milliards de dollars des réserves de change à la fin de l’année 2020, ce qui représente une couverture de 12,4 mois d’importation des biens et marchandises. Une perspective qui est loin d’être réjouissante.

Le niveau des réserves de change a atteint 62 milliards de dollars. C’est l’annonce faite hier par le gouverneur de la Banque d’Algérie, Aimen Benabderrahmane, à l’issue d’une réunion avec les directeurs des banques publiques.

Commentant ce niveau auquel ont été réduites les réserves en devises de l’Algérie, Benadbderrahmane préfère ne pas être alarmiste et estime qu’il s’agit d’un niveau «appréciable». «Nous sommes à 62 milliards de dollars de réserves et c’est un niveau appréciable», déclare-t-il à l’APS. A la fin avril 2019, les réserves de changes étaient de 72,6 milliards de dollars, contre 79,88 milliards à la fin 2018 et 97,33 milliards à la fin 2017.

La loi de finances prévoit une baisse à 51,6 milliards de dollars de ces réserves à la fin de l’année 2020, ce qui représente une couverture de 12,4 mois d’importation de biens et marchandises. Une perspective qui est loin d’être réjouissante d’autant que l’appareil économique national est en panne et que les ventes algériennes en hydrocarbures s’amenuisent aussi année après année.

La fonte des réserves inquiète tous les observateurs et économistes qui alertent sur les défis qui attendent l’Algérie à court et moyen termes. Les perspectives sont au rouge alors que la situation politique ne permet pas de voir un prochain dégel pour la sphère économique. Des unités de production sont menacées de fermeture, le taux de chômage en constante augmentation et un Exécutif qui n’a pas encore défini son plan d’action pour sortir de la crise financière.

Avec une baisse constante des réserves de change, et une valeur dépréciée du dinar (123 Da pour un dollar en 2020 à 128 DA pour un dollars en 2021 et 133 DA pour un dollars en 2022), même les conditions d’un endettement extérieur avantageux pour l’Algérie s’amenuisent. La loi de finances 2020 prévoit un recours à l’endettement extérieur, mais les contours de l’emprunt voulu n’ont pas encore été dévoilés ni la partie auprès de laquelle l’Algérie compte contracter des prêts financiers.

Le spectre du retour d’un FMI prêteur avec ses conditions antisociales n’est pas pour arranger les affaires d’un gouvernement qui tient aux transferts sociaux comme moyen de calmer une population très en colère contre le système politique. Dans son dernier rapport de perspectives économiques pour l’Algérie, la Banque mondiale avait noté que le principal défi est de renforcer la résilience à la volatilité des hydrocarbures. La BM, qui avait revu à la hausse le niveau de la croissance pour l’année 2020 avec un taux de 1,9% au lieu de 0,2%, avertit toutefois qu’il y a urgence à engager des réformes afin d’atténuer l’impact de la volatilité des prix du pétrole sur le budget de l’Etat. 



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