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Croissance économique : Quand le gouvernement rate son objectif

26 janvier 2019 à 10 h 00 min

L’économie algérienne, ultra-dépendante des hydrocarbures, a enregistré un taux de croissance d’à peine 2,3% en 2018. Ce chiffre du ministère des Finances, cité avant-hier par l’agence de presse britannique Reuters, est très loin des prévisions du gouvernement, qui tablait sur une croissance de 4%, dans le cadre de la loi de finances 2018.

En revanche, la croissance de 2018 présente une hausse par rapport à celle de l’année précédente, lorsqu’elle s’était établie à 1,4% en 2017, a ajouté la même source.

Dans un pays où les hydrocarbures assurent 60% des recettes budgétaires et 95% des recettes en devises du pays, les exportations pétrolières et gazières devraient atteindre 33,2 milliards de dollars, en baisse par rapport à l’objectif de 34,37 milliards de dollars pour 2018, en raison de la croissance de la consommation intérieure.

Le prix des exportations de pétrole du pays a atteint en moyenne 72,43 dollars le baril l’an dernier, contre 52,71 dollars en 2017, d’après le ministère des Finances. L’Algérie n’a pas réussi pour l’instant à développer son secteur hors hydrocarbures, qui avait augmenté de 4% l’an dernier, contre 2,2% en 2017, selon les chiffres du ministère.

Alors que le pays subit depuis 2014 la chute des prix du brut, faisant fondre ses revenus budgétaires et ses réserves de change, les dépenses de l’Etat pour 2018 ont augmenté de 25% après une réduction de 14% en 2017.

Pour financer les déficits budgétaires du pays, le gouvernement, qui refuse tout endettement extérieur, a eu recours au financement non conventionnel (planche à billets), présenté comme une solution «exceptionnelle».

En l’espace d’une année, la Banque d’Algérie a créé plus de 4005 milliards de dinars, soit près de 34 milliards de dollars. Une somme qui équivaut à 19% du PIB.

Pour 2019, la loi de finances, adoptée le 15 novembre dernier par les députés, est marquée par un maintien du haut niveau des dépenses sociales et par l’absence de nouvelles taxes. La loi de finances mise sur une croissance de 2,9%, avec une inflation à 4,5% et une poursuite de la fonte des réserves de change.

Fortes de 195 milliards de dollars en 2014, avant la chute des prix du brut, elles devraient s’établir à 62 milliards de dollars en 2019. Le matelas de devises continuera de diminuer pour atteindre 76,2 milliards de dollars en 2020.

La loi table sur des recettes quasi identiques que celles de 2018, à près de 33,2 milliards de dollars. Le déficit budgétaire représente environ 10% du PIB, en très légère baisse de 3,9% par rapport à l’an dernier. Le gouvernement s’attend aussi à une réduction de 1,5% des dépenses par rapport à l’exercice en cours.

En juin dernier, le Fonds monétaire international avait appelé l’Algérie à poursuivre «l’assainissement des finances publiques» et à mener des «réformes structurelles ambitieuses», tout en s’inquiétant des mesures économiques controversées  du gouvernement.

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