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Crise économique : Le président de la CIPA demande un moratoire fiscal en faveur de l’entreprise

13 février 2020 à 10 h 02 min

Les entreprises algériennes ont connu en 2019 «une année blanche» tout en ayant une redevance fiscale à honorer, a déclaré, hier sur les ondes de la Radio nationale, le président de la Confédération des industriels et patrons algériens (CIPA), Abdelwahab Ziani.

Pour lui, la priorité est de sauvegarder les entreprises existantes et les faire bénéficier d’un «moratoire» (dans le domaine fiscal) afin qu’elles puissent remonter la pente et participer activement à la construction d’une économie forte et durable.

Abdelwahab Ziani a appelé à la tenue dans les plus brefs délais d’une tripartite réunissant le gouvernement, le patronat et les syndicats, afin de discuter du modèle économique qui pourrait être mis sur pied pour une économie forte et durable. «Il est très important que cette tripartite se tienne dans les plus brefs délais afin de mettre en place une stratégie s’appuyant sur la valorisation des ressources nationales et du potentiel humain compétent, et ce, pour sortir de la crise économique», a-t-il souligné.

Et d’insister dans le même cadre sur l’impérativité de créer «le modèle économique algérien» en s’appuyant sur des compétences algériennes. «Pour réaliser ce modèle économique algérien, il faudra tout d’abord faire confiance aux entreprises algériennes, à leur tête les start-up qui peuvent réduire de 50% la facture des importations qui coûtent annuellement des milliards de dollars à l’Algérie», a relevé le président de la CIPA.

Pas seulement, Abdelwahab Ziani a, également mis l’accent sur la nécessité de faire aussi confiance aux entreprises algériennes sous-traitantes qui activent dans le domaine du bâtiment et des travaux publics (BTPH), appelant les autorités à «les faire bénéficier de marchés dans ce domaine». «Il devient vital de libérer l’économie, notamment le secteur industriel et revoir les mécanismes de subvention», a-t-il considéré.

Il a expliqué que pour parvenir à une économie forte, les autorités doivent soutenir d’avantage les PME-PMI vu leur forte valeur ajoutée dans le processus de l’intégration nationale, et accompagner les porteurs de projets créateurs de richesses et d’emplois. S’agissant de la réglementation qui régit le secteur économique, M. Ziani a considéré qu’il faudra mettre en place des lois stables afin de garantir un climat d’affaires attractif pour l’investissement.

Ces lois, a-t-il poursuivi, devraient être accompagnées impérativement par des textes d’application afin d’encourager les opérateurs à être plus performants.

L’intervenant a appelé à «consolider les textes de loi dans les filières importantes, à l’instar de celle des céréales pour donner un coup de punch à l’économie nationale», ajoutant que ceci va encourager les investisseurs à faire le pas. «Actuellement dans certains filières, à l’instar des filières agricoles, il n’existe pas de textes d’application de certaines lois», a-t-il déploré, tout en ajoutant que ceci constitue une véritable entrave pour les opérateurs. 



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