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Coupes dans les investissements de Sonatrach et de Sonelgaz : L’argent compensera les pertes subies par le prix du baril de pétrole

25 avril 2020 à 9 h 30 min

Dans un contexte de crise mondiale et d’une récession économique visiblement imparable, le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, ne cesse de rassurer sur les capacités de l’Algérie à s’en sortir.

Il l’a fait encore une fois jeudi soir au journal télévisé de 20h de l’EPTV. Réfutant tout ce qui se dit sur les coûts de production du brut algérien (Sahara Blend) et la capacité de l’Algérie à faire face à la crise du pétrole, Mohamed Arkab affirme que «le pays possède les ressources et les moyens suffisants pour s’en sortir». Selon lui, «il y a deux jours, le prix du brut algérien s’est situé entre 12 et 14 dollars le baril avant de grimper à 20 dollars».

Le ministre de l’Energie a précisé que «le coût moyen de production du brut algérien est de 14 dollars/baril et que l’essentiel de la production se fait dans les champs de Hassi Messaoud, où il revient à 5 dollars à peine».

Il soutient que l’affaissement des prix du pétrole «n’a pas impacté la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach, qui poursuit ses activités normalement». «Nous avons tous les moyens pour dépasser la crise», rassure Mohamed Arkab pour qui il s’agit d’une crise «conjoncturelle». «Cette situation est le résultat des mesures prises par les pays pour endiguer la propagation du nouveau coronavirus, telles que la suspension des transports et des activités industrielles consommatrices d’hydrocarbures et de produits pétroliers», a-t-il expliqué.

Par quel moyen l’Algérie sortira-t-elle de la crise ? Où trouvera-t-elle les ressources ? Le ministre de l’Energie a rappelé les décisions prises en mars dernier, entre autres, la réduction de 7 milliards de dollars des charges d’exploitation et les dépenses d’investissement de Sonatrach et d’un milliard de dollars des dépenses de Sonelgaz.

Cette mesure première permettra, selon lui, de réduire l’impact de la crise sur l’économie nationale, car ce volume de réductions constituera «un complément au prix du baril». Evoquant le choix du non-recours à l’endettement extérieur au moment où Sonatrach a mis en place un plan d’action pour dépasser la crise, Mohamed Arkab a indiqué que «toutes ces mesures ajoutées aux ressources disponibles nous permettent d’être à l’aise pour traverser cette crise».

Le ministre de l’Energie s’est montré d’ailleurs optimiste quant à l’évolution du marché mondial du pétrole. Selon lui, ce dernier retrouvera son équilibre avec le retour progressif de la demande, à partir de mai ou juin prochains. L’invité du JT de 20h de l’EPTV table sur l’effet des réductions décidées par l’OPEP lors de sa dernière réunion et portant, dans un premier temps, pour deux mois, sur un volume de 9,7 millions de barils/jour puis d’autres réductions successives sur deux années.

Pas seulement, selon lui, les conséquences de cet accord, qui entrera en vigueur début mai prochain, seront conjuguées au recul de la pandémie de coronavirus et la reprise graduelle de la croissance économique en Chine, qui devrait s’étendre aux pays européens et aux Etats-Unis.

Cela, dit-il, «entraînera une reprise progressive de l’économie mondiale à partir du deuxième semestre de l’année en cours». «Avec cette reprise, les cours du pétrole reviendront à leurs niveaux habituels grâce à la relance de la machine du développement à travers, notamment, les transports aérien et maritime», a ajouté Mohamed Arkab.



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