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Compagnie aérienne Aigle Azur : Air Algérie n’a pas fait d’offre

11 septembre 2019 à 9 h 20 min

On l’a disait intéressée par l’achat des actions d’Aigle Azur, Air Algérie n’a finalement pas déposé d’offre. La compagnie aérienne algérienne a publié hier un communiqué sur sa page officielle Facebook, pour expliquer sa position : «La démarche du rachat des actions d’Aigle Azur doit intervenir après une étude sur la situation de la compagnie, définir la somme de ses dettes cumulées, connaître la situation de son personnel ainsi que les slots à partir des aéroports français.»

Air Algérie estime toutefois que «si toutes les données sont disponibles, nous pouvons passer au stade de la discussion sur l’acquisition ou non d’actions de la société». L’information sur l’intérêt que porte la compagnie algérienne à la société française a été largement reprise par certains sites d’information, avant d’être démentie par la publication de la liste des repreneurs qui ont déposé des offres avant la date limite de lundi dernier à midi.

Aigle Azur a reçu 14 offres de reprise. Les plus importantes ce sont celle d’Air France, celle du groupe Dubreuil, propriétaire majoritaire d’Air Caraibes, et celle de Lu Azur, dirigée par Gérard Houa déjà actionnaire d’Aigle Azur à hauteur de 20%. Mais elles restent à améliorer et «ne sont pas exécutables en l’état», a indiqué dans la nuit de lundi à mardi la compagnie aérienne française, dont le placement en redressement judiciaire a cloué des milliers de passagers au sol, notamment en Algérie. «Leur sérieux industriel et leurs financements devront être confirmés dans les délais impartis», a précisé Aigle Azur. Les membres du CE doivent se prononcer aujourd’hui dans la soirée sur l’offre qui leur semble répondre le mieux aux intérêts de l’entreprise et de ses salariés. «Avec les organes de la procédure, l’administrateur judiciaire va désormais tenter de mettre en état ces offres afin de parvenir à un plan de cession», selon Aigle Azur.

Qui répond le mieux aux intérêts de l’entreprise ?

Le tribunal de commerce devra trancher sur l’avenir de la compagnie lors d’une audience lundi prochain, a en outre confirmé la compagnie dans son communiqué d’avant-hier. Un flou total enveloppe l’avenir de la compagnie française. Vente à la découpe, reprise intégrale, liquidation ? «Deux natures d’offres semblent se profiler, à savoir dans la globalité ou dans la partialité de la reprise de l’activité et du personnel, nous serons très attentifs à ce qu’on nous proposera dans le détail», a commenté Denis Sanchez, délégué syndical Force ouvrière (FO), cité par l’AFP. Avant la rencontre avec les syndicats, M. Djebbari avait souligné l’importance d’une solution pérenne pour la compagnie, qui emploie 1150 personnes, dont 800 en France et 350 en Algérie. «Il faut trouver une solution qui ne soit pas une solution précaire à trois, quatre ou cinq mois, il faut construire l’avenir», a-t-il déclaré en venant saluer les manifestants.

Parmi les propositions figurent plusieurs offres de reprise partielle. Le groupe Dubreuil, propriétaire majoritaire d’Air Caraïbes, a confirmé à l’AFP avoir déposé une telle offre sans donner de détail sur son contenu. Lu Azur, dirigée par Gérard Houa, déjà actionnaire d’Aigle Azur, a également indiqué dans un communiqué avoir proposé de reprendre 90% des activités. De son côté, EasyJet a confirmé à l’AFP «avoir fait part de son intérêt quant aux opérations d’Aigle Azur à Orly». Vueling en a fait de même, selon une source syndicale. Le grand acteur espagnol du low cost est avant tout intéressé par les créneaux d’atterrissage dont Aigle Azur dispose à Paris-Orly. Il s’agit d’un ensemble de 9800 créneaux horaires annuels dans cet aéroport, où le total pour toutes les compagnies est plafonné à 250 000. A l’issue de la réunion, Raphaël Caccia, secrétaire CFDT branche transports, s’est dit «inquiet pour le personnel au sol», soit 400 personnes. «Il y a aussi 350 personnes en Algérie pour lesquelles on n’a aucune réponse», a-t-il souligné.

D’après la CFDT, Air France reprendrait 70% du personnel basé en France et l’offre Dubreuil 106 personnes. Avec ces deux offres combinées, il resterait encore 150 personnes sur le carreau. En redressement judiciaire, la compagnie Aigle Azur est dans une telle impasse financière qu’elle ne peut ni dédommager financièrement ses clients ni même assurer le rapatriement des voyageurs dont le vol retour a été annulé.

La question du dédommagement et du rapatriement des voyageurs reste posée. «Sur les 19 000 passagers qui se sont retrouvés en difficulté au plus fort de la crise, il en reste encore 13 000, dont 11 000 sur des vols avec l’Algérie, 600 avec le Mali, puis le Portugal, la Russie, le Liban, et quelques dizaines de personnes avec le Brésil, l’Ukraine et le Sénégal», a précisé lundi M. Djebbar. Avec ses 11 avions, Aigle Azur a transporté 1,88 million de passagers en 2018.


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