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Budget de fonctionnement : Une première coupe de 141 milliards de dinars

23 mai 2020 à 9 h 25 min

Le budget de fonctionnement sera réduit une première fois de 141 milliards de DA dans le cadre du projet de loi de finances complémentaire.

Dans son audition par la commission des finances de l’APN, le Directeur général du budget, Faïd Abdelaziz a indiqué que cette première coupe a été convenue avec les différents départements ministériels.

«Les ministres ont fait des propositions pour la réalisation d’économies qui ont été retenues, et ce, sans pression afin de leur accorder toujours une marge de manœuvre au niveau de leurs activités», précise le même responsable. M. Abdelaziz relève que la compression du budget de fonctionnement est difficile dont 59% de la masse monétaire est dédiée aux salaires. «En ôtant le coût des transferts, des subventions et du dispositif pour l’emploi, le reste du budget de fonctionnement s’établit à près de 500 milliards de DA», indique le DG du budget.

Et d’ajouter : «C’est au niveau des dépenses de fonctionnement des services qu’on peut faire le plus d’économies». Relevant aussi la particularité du contexte d’adoption du PLFC, marqué par une baisse des prix du pétrole et la crise sanitaire, le responsable estime qu’il y a lieu de revoir le niveau des dépenses publiques en les baissant pour maintenir les équilibres du pays.

Pour rappel, le PLFC 2020 prévoit une baisse budgétaire à 7.372,7 milliards DA contre 7.823,1 milliards DA prévus par la précédente loi de finances. Le budget de fonctionnement sera réparti entre 4.893,44 milliards DA entre masse salariale à hauteur de 59%, les transferts et les organes de soutien à l’emploi à hauteur de 24%.

Il restera 17% qui seront constitués de 2,4% de contribution de l’Etat au profit de la Pharmacie centrale, les hôpitaux, l’Institut Pasteur ainsi que pour les dispositions d’urgence vers le secteur de la santé. 4% concernent les dépenses prévues du budget de fonctionnement.

Ceci, en sus de 10,6% est dédiée à couvrir les outils de gestion des services, les interventions publiques, la dette publique interne et l’activité internationale. Fayçal Tadinit, DG du Trésor, a lui aussi été auditionné par la commission de l’APN.

Il notera, tout en écartant le financement non conventionnel, au sujet du financement du déficit que le Trésor travaille avec la Banque d’Algérie pour trouver des solutions innovantes par rapport aux méthodes utilisées par le passé. «La Banque centrale travaille notamment sur le rachat de dette publique et sur l’amélioration des conditions de refinancement afin d’injecter dans l’économie la quantité de liquidités nécessaires», précise-t-il. Et d’indiquer que «pendant de longues années, le budget constituait le principal financier de l’économie, un rôle qu’il ne peut plus jouer…

Le challenge actuel du gouvernement est de faire de la consolidation budgétaire pour rationaliser la dépense et la pénurie de recettes tout en maintenant un certain niveau de financement de l’économie, notamment via le budget d’équipement afin de maintenir le niveau de croissance». M. Tadinit fera par ailleurs l’annonce de la création prochainement d’une agence de capital investissement dédiée au financement de l’investissement dans le domaine des start-up. Cette agence, qui sera financée par les banques publiques, sera ouverte dans les prochains jours.

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