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Au lendemain de l’explosion mortelle à l’unité d’ammoniac : Le directeur de l’usine Fertial démis de ses fonctions

27 juin 2019 à 9 h 14 min

Le directeur de l’usine de l’unité Fertial de Annaba, Moure Fernandez Fernando, a été démis de ses fonctions, avant-hier, par son employeur espagnol Grupo Villar Mir. Selon la direction générale de ce complexe, il a été remplacé par Abel Gonzales, un cadre de la même entreprise.

Ce changement intervient, faut-il le rappeler, au lendemain d’une explosion, le 11 mai dernier, à l’unité d’ammoniac. Le bilan est lourd, très lourd même. En effet, on déplore la mort d’un jeune technicien de 36 ans, marié et père de trois enfants, ainsi que d’importants dégâts matériels. Le lendemain, le verdict des experts en sécurité industrielle est tombé. «L’unité de production de l’ammoniac doit être mise immédiatement à l’arrêt jusqu’à nouvel ordre», ont-ils tranché. Et pour cause, on aurait négligé les différentes alertes concernant la vétusté des équipements sensibles, à l’origine de l’incident mortel. Ce dernier a deux impacts négatifs, selon les travailleurs de cette usine qui, depuis ce drame, ne se sentent plus en sécurité. «Le premier touche directement la sécurité des installations, des travailleurs et des riverains sachant que le complexe Fertial est implanté au centre de trois importantes agglomérations, en l’occurrence Seybouse, Sidi Salem et le chef-lieu El Bouni.

Le second, quant à lui, a trait au manque à gagner du Trésor public suite à l’arrêt de la production de l’ammoniac destiné à l’exportation et, par ricochet, de l’engrais azoté, écoulé sur le marché local. Cette perte sèche du Trésor public a permis au moins à un importateur privé de Béjaïa de s’approvisionner, en devises fortes, d’engrais auprès de la société mère Fertiberia (Espagne) pour l’écouler auprès des fellahs locaux.» D’autres s’interrogent sur l’absence d’investissement structurant de l’investisseur étranger et de la sécurité industrielle. «Voilà la sécurité industrielle dont jouit notre usine Fertial Annaba. Les certifications aux normes internationales sont nombreuses autant que les accidents. A titre d’exemple, notre four date de 2003 et notre usine n’est pas si pauvre pour le remplacer 16 ans après. L’enfouissement des pipes transporteurs d’ammoniac vers le port n’est pas aussi une priorité de notre usine que gère Stéphane Dieudé. Bref, Fertial n’est qu’une vache à traire», martèlent les travailleurs.


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