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Après l’accord entre l’OPEP et ses alliés : Les prix du pétrole en hausse

09 décembre 2018 à 10 h 05 min

Après l’accord, obtenu difficilement hier entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés non OPEP, les cours mondiaux du pétrole ont fini la semaine en nette hausse, rapportait hier l’AFP, le baril de Brent grimpant de 2,68%, tandis que le WTI prenait 2,18%.

A l’issue de longues et difficiles négociations en fin de semaine écoulée à Vienne (Autriche), le compromis, à un moment incertain, auquel ont pu finalement aboutir les membres de l’OPEP et leurs partenaires non membres de l’Organisation, aura surtout permis d’éviter un plongeon catastrophique aux prix du pétrole à des niveaux proches de 50 dollars, s’accordent à dire en définitive les analystes. In fine, les 25 pays pétroliers réunis à Vienne et dont la production globale pèse pour la moitié de l’offre mondiale se sont mis d’accord pour réduire leur production totale de 1,2 million de barils par jour (mbj) durant les six mois à venir.

Un compromis qui a aussitôt permis de donner un signal quelque peu rassurant aux investisseurs, au moment où les cours pétroliers cumulaient une perte de 30% en l’espace d’à peine deux mois, sous l’effet notamment de l’excédent de l’offre sur le marché.

A l’annonce de l’accord de réduction de la production entre l’OPEP et ses alliés, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a ainsi pris 1,61 dollar, pour finir la semaine à 61,67 dollars, rapportait hier l’AFP. Pour sa part, le baril de Light Sweet Crude (WTI), pour livraison en janvier, s’est apprécié de 1,12 dollar, clôturant ainsi la semaine à 52,61 dollars. «Le simple fait que l’alliance OPEP-Russie tienne bon est un facteur aussi important que les détails de l’accord lui-même», a commenté hier Neil Wilson, analyste chez Markets.com.

«Au vu des circonstances compliquées, de tous les problèmes qu’ils avaient à régler, c’est un bon accord», a estimé pour sa part Andrew Lebow de Commodity Research Group, faisant sans doute allusion aux pressions exercées notamment par le président américain Donald Trump sur l’Arabie Saoudite, leader de fait de l’OPEP, afin qu’elle maintienne la production à un niveau élevé pour que les automobilistes américains puissent continuer de rouler pour pas cher.

Or, expliquent des experts, les pays réunis à Vienne savaient très bien que s’ils ne parvenaient pas à un compromis, le prix du baril aurait pu baisser à des niveaux catastrophiques pour les producteurs. D’autant que l’on estimait nécessaire d’engager une réduction de 1,5 mbj pour éviter une surproduction au premier semestre de 2019.

Aussi, comme le fait remarquer Stephen Brennock, analyste chez PVM, l’accord obtenu pour une baisse de production de 1,2 million de barils par jour pourrait «ne pas être suffisant pour éliminer la surabondance de pétrole sur le marché». Ce pourquoi la tendance des prix pour les quelques semaines à venir reste en définitive encore très difficile à pronostiquer.

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