Air Algérie n’écarte pas un plan social | El Watan
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Un travail à mi-temps pour ses 9200 travailleurs

Air Algérie n’écarte pas un plan social

05 novembre 2020 à 11 h 46 min

Des sources proches du ministère des Transports parlent d’un déficit annuel de 500 millions de dollars.

La pandémie du nouveau coronavirus continue de faire des ravages parmi les entreprises publiques et privées. La compagnie nationale Air Algérie en est un malheureux exemple.

En effet, en l’absence de l’activité principale (les vols) dont la quasi-totalité des avions est clouée au sol, Air Algérie a adopté le «Régime pandémie» où les employés de l’entreprise dont ceux du cargo et du catering, travailleront, désormais, à mi-temps, soit 15 jours par mois.

Mieux, tous ceux qui cumulent des congés non consommés ont été, également, sommés de les apurer totalement et immédiatement, ce qui allégera dans un premier temps la masse salariale de la compagnie estimée à quelque deux milliards de dinars/mois avant de procéder à la suppression des emplois.

C’est ce qu’a appris, hier, El Watan de sources proches d’Air Algérie, l’une des rares compagnies qui hésiste encore de recourir aux plans sociaux malgré son (sur)effectif de quelque 9200 employés. «Cette proposition a été entérinée par la direction générale en l’absence de l’activité principale.

Cela évitera durant un certain temps à l’entreprise l’option d’un plan social qui, malheureusement, ne saurait tarder sachant qu’on s’attend à un déficit annuel de 500 millions de dollars», affirment nos sources.

Et de préciser qu’«actuellement, seul le service fret et celui de l’activité technique et d’intervention légère continuent d’activer. Le premier pour recevoir et envoyer quotidiennement les colis de et vers l’étranger, et le second pour assurer des tâches de maintenance».

Cette mesure annonce, vraisemblablement, le report aux calendes grecques des mesures décidées par le président Abdelmadjid Tebboune et prises lors du dernier Conseil des ministres du 4 octobre dernier.

En effet, toujours selon les mêmes sources, il n’y aura pas de réouverture immédiate des aéroports intérieurs fermés et la création de compagnies spéciales en vue d’assurer le service de transport aérien interne dans le but de créer une dynamique économique et absorber le chômage.

Lignes intérieures toujours fermées à la concurrence

Une grande déception pour les opérateurs privés qui, depuis longtemps, espéraient l’ouverture du ciel algérien à la concurrence privée.

A cet effet, la Direction de l’aviation civile et de la météorologie (DACM) n’a pas été saisie, selon les mêmes sources, ni au lendemain du Conseil des ministres, encore moins avant.

«Jusqu’à hier, aucune instruction n’a été donnée à la DACM à l’effet de préparer un dossier dans ce sens dont le cahier des charges ayant trait aux décisions prises par le président de la République, actuellement hospitalisé en Allemagne», affirment nos sources proches du ministère des Transports. Même les autres décisions ne seront pas concrétisées de sitôt.

Il en est ainsi de la préparation d’une plateforme pour un hub aéroportuaire de l’Algérie à Tamanrasset en collaboration avec les spécialistes et experts pour accéder aux marchés africains.

Ce qui nécessitera un méga-investissement pour transformer cette petite infrastructure aéroportuaire en un hub, sachant que l’Algérie baigne dans une crise économique sans précédent. Même les autres mesures décidées dans ce contexte par le Président connaîtront le même sort.

Il s’agit de la révision du mode de gestion de la compagnie Air Algérie de manière à la rendre compétitive à l’international, et la réduction du nombre de ses agences commerciales à l’étranger et surtout l’exploitation de la conjoncture économique mondiale pour l’ouverture de nouvelles lignes, notamment vers les Amériques et l’Afrique.

Cependant, le pessimisme s’impose dans le secteur aérien sachant que l’Association internationale du transport aérien (IATA) a annoncé fin juillet 2020 que «le trafic mondial de passagers (passagers-kilomètres payants ou RPK) ne reviendra pas aux niveaux antérieurs à la Covid-19 pas avant 2024». Rappelons que dans les compagnies aériennes du monde entier, les coupes dans les effectifs se multiplient.

Air France a fait part dernièrement de son projet de supprimer 8000 postes via un plan de départs volontaires. Emirates, de son côté, s’apprête à supprimer 9000 emplois, United Airlines a annoncé le licenciement de plus 13 000 salariés et American Airlines a mis au chômage technique 19 000 de ses employés. 


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