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A la veille de la réunion du comité de suivi de l’accord de l’OPEP+: L’AIE évoque des «perspectives fragiles» pour le marché pétrolier

16 septembre 2020 à 10 h 36 min

Après l’OPEP, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) abaisse ses prévisions sur la demande mondiale de pétrole. L’AIE considère le marché pétrolier plus fragile à cause de la résurgence du virus de la Covid-19 impactant le niveau de la demande mondiale de pétrole.

Pour le quatrième trimestre de l’année, l’AIE abaisse ses prévisions de 600 000 barils par jour, alors que les stocks dans les pays développés ont atteint un niveau record en juillet, avec 3,225 milliards de barils, et ne diminueront pas de sitôt comme initialement prévu. L’AIE s’attend ainsi à une chute annuelle de 8,4 millions de barils/jour contre 8,1 mb/j dans son précédent rapport.

La persistance de la pandémie de coronavirus plombe la relance économique et de ce fait toute reprise de la demande, indique l’AIE, surtout que le secteur du transport, notamment le trafic aérien, demeure très limité. L’AIE abaisse d’ailleurs les prévisions de consommation de carburant pour le reste de l’année. «Nous nous attendons à ce que la reprise de la demande de pétrole décélère nettement au second semestre 2020…

La voie à suivre est perfide au milieu de la flambée des cas de Covid-19 dans de nombreuses régions du monde», signale l’AIE. Les pronostics sombres de l’AIE rejoignent ceux de l’OPEP, de BP Plc et du groupe Trafigura, qui ne s’attendent pas à une reprise de la demande de pétrole de sitôt. Les cours du pétrole peinent d’ailleurs à atteindre les 40 dollars alors qu’ils arrivaient à se maintenir au niveau de la moyenne de 45 dollars le baril les deux mois derniers. Selon les données de l’AIE, la demande mondiale de pétrole a été en moyenne inférieure de 10,5 millions de barils par jour par rapport à l’année dernière, soit 10% de moins en raison du faible niveau du trafic routier et aérien. Aujourd’hui, le niveau de la consommation demeure inchangé et ne dépasse pas les 10,7 millions de barils.

La décision de réduction de l’offre de pétrole sur le marché par l’OPEP et ses alliés a pu un certain temps maintenir les prix à un niveau le moins fragile possible, avec l’espoir de voir un mois de septembre porteur de relance économique. Mais la rentrée sociale n’a toutefois pas tenu ses promesses, et le coronavirus continue de peser de tout son poids sur l’activité économique. Demain, les pays membres de l’OPEP et leurs alliés se donnent rendez-vous pour une réunion de suivi de l’application de l’accord de réduction de la production mis en œuvre depuis mai dernier et s’engageant à une réduction de près de 10 millions de barils/jour.

En sus de la faiblesse de la demande mondiale, l’OPEP devra également faire face à un nouveau défi lié au degré d’engagement de ses membres. Les Emirats arabes unis, fidèle allié de l’Arabie Saoudite, ont foulé aux pieds leur engagement envers l’accord signé après d’âpres négociations avec la Russie. Selon l’AIE, les EAU n’ont appliqué que 10% de réduction de leur quota de production en août dernier.



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