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Zemmouri El Bahri : Menaces sur le site archéologique

30 novembre 2021 à 10 h 01 min

Bien que le plan de protection du site archéologique Zemmouri El Bahri – ex-Marsa El Hadjadj (Port-aux-Poules) – ait été adopté par l’Assemblée populaire de wilaya, des menaces de dégradation persistent.

En effet, le constat des lieux fait par le bureau d’études chargé de présenter un plan de protection n’augure rien de bon : présence d’un bidonville sur le site, constructions illicites, agressions urbanistiques, pillages, destructions et transformation de certains endroits en décharge sauvage.

Même la présence de 5 gardiens, malheureusement peu pourvus, n’a rien pu empêcher. Des élus ont également tiré la sonnette d’alarme sur l’urgence d’actions des pouvoirs publics. Les recommandations de la dernière session de l’APW sont éloquentes. Elles insistent sur la rapidité d’intervention pour la démolition des constructions non en conformité avec la loi.

Un élu a expressément interpellé le wali : «Les habitants des bidonvilles doivent être délogés au plus vite avant que d’autres personnes opportunistes ne viennent s’installer dans l’espoir d’un relogement social. Les villas illicites, outre qu’elles gâchent l’esthétique du site, devraient être également démolies.» Le plan de protection est clair : aucune construction sur un périmètre de 200 m tout autour du site.

En réponse, le wali de Boumerdès a assuré : «Ne seront relogés que les cas sociaux dûment prouvés. Les autres feront l’objet de démolitions pures et simples.» Il a ordonné aux P/APC de préparer au plus vite un dossier dans ce sens. Une autre recommandation prescrit l’aval de la direction de la culture pour toute construction aux alentours du site.

La Duch est, d’ailleurs, mise à contribution pour veiller plus rigoureusement au respect des normes d’urbanisme en adéquation avec le devenir des lieux. Car, il est question d’y implanter un parc archéologique à vocation touristique, culturel et économique. Fait rare, un projet qui emballe les élus et l’exécutif. La proposition d’un partenariat avec des investisseurs est la solution idéale pour le financement de ce complexe où le divertissement côtoiera l’historique. Le site découvert en 2006 par un cadre et autodidacte de la direction de la culture, Rabeh Belabbès, date de l’ère islamique (IIIe siècle).

Il comporte une cité, de son ancien nom Rusibbicari, qui était l’une des plus importantes sur la façade méditerranéenne centre. Plusieurs archéologues de la faculté d’Alger II se sont par la suite relayés pour faire ressortir son grand enseignement pour l’histoire de la région et de l’Algérie post antique. Il a été classé monument à sauvegarder (JO n° 46) sous la responsabilité du ministère de la Culture représenté par l’Office national de gestion des biens culturels protégés.

La nouvelle démarche d’en faire un parc archéologique, proposée par le bureau d’études et adoptée par l’APW, participe d’une vision intégrée où la dimension culturelle se meut dans une vocation touristique et économique. Un véritable défi à concrétiser pour le bien de la population et de sa dimension identitaire et historique.


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